CONCLUSIONS
La politique d’hostilité, de blocus et d’agressivité des différentes administrations nord-américaines contre l’autodétermination et la souveraineté de la nation cubaine – à quoi s’ajoute la manigance injuste à la Commission des droits de l’homme – ne débuta au triomphe de la Révolution cubaine ni à la proclamation de sa nature socialiste en 1961. Elle a été le fil conducteur des Etats-Unis depuis deux cents cinquante ans, fruit des visées de domination des milieux de pouvoir de cette superpuissance.
Le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique est l’une des violations massives, flagrantes et systématiques des droits de l’homme les plus importantes à l’égard du peuple cubain, provoqué par la politique d’hostilité contre la nation cubaine. Mais ce n’est pas la seule.
Le peuple cubain a été victime d’invasions mercenaires, d’agressions biologiques, radiophoniques et télévisuelles, d’encouragement extérieur à l’émigration illégale et violente, de plans d’assassinat des principaux dirigeants, de sabotages et d’actions terroristes, qui ont causé des dommages directs à des cibles économiques et sociales pour plus de 54 milliards de dollars, la mort de 3 478 personnes et l’invalidité permanente d’autres 2 099.
La résolution contre Cuba à la Commission des droits de l’homme est le fruit de la manigance politique et des chantages menés à bien par les autorités états-uniennes.
Les actions agressives, les mesures hostiles, les provocations et les déclarations menaçantes de l’administration Bush contre Cuba ces dernières années se sont aggravées durant ces dernières années. La possibilité d’une agression militaire est aujourd’hui tout à fait certaine et réelle, comme le prouve le présent Rapport. Ceux qui soutiennent cette manœuvre anti-cubaine à la CDH se font les complices d’une injuste fabrication de prétextes qui ne répondent qu’aux intérêts de ceux qui poussent à un ‘’changement de régime’’ que serait seulement possible après une agression militaire massive et le génocide du peuple cubain qui lutterait contre l’agresseur jusqu’à son dernier soupir.
On ne saurait juger les mesures adoptées par Cuba en toute souveraineté et en légitime défense aux termes de la loi et du droit, et en tant qu’exigence incontournable en matière de sécurité nationale – procès et condamnation sévères de mercenaires au service de la superpuissance et de terroristes – si l’on méconnaissait les circonstances : autrement dit, cette aggravation sans précédent de l’hostilité des Etats-Unis contre le peuple cubain et la menace d’une agression militaire qui liquiderait l’existence même de la nation cubaine.
La teneur de la campagne médiatique orchestrée par Washington en vue de présenter ses mercenaires condamnés comme des « journalistes, des syndicalistes et des opposants politiques pacifiques » est dénigrante pour la juste cause des droits de l’homme et scandaleusement fausse. Aucun ne fut condamné pour avoir exprimé ses idées ou ses opinions, ou pour avoir exercé l’un des droits reconnus dans la Déclaration universelle. Eux tous furent jugés dans le respect absolu des procédures et condamnés une fois reconnus par les tribunaux et dûment prouvés les graves chefs d’accusation qui leur étaient imputés. Ils purgent actuellement leurs peines dans les conditions de dignité et de respect qui sont garanties à tous les Cubains et étrangers incarcérés à Cuba.
Cuba a coopéré pleinement et continuera de le faire avec toutes les procédures et tous les mécanismes non discriminatoires et à application universelle des Nations Unies en matière de droits de l’homme. Mais elle ne saurait reconnaître – ni coopérer avec – les résolutions illégitimes qu’impose la superpuissance à la Commission, d’où provient la prétendue « Représentante personnelle » du Haut-commissaire pour Cuba. Tel qu’il arriva dans le passé au cas du prétendu Rapporteur spécial, cette nouvelle procédure disparaîtra le jour où la justice puisse s’ouvrir un passage de nouveau, sans que la personne qui détienne un mandat si illégitime puisse jamais l’exercer sur le territoire cubain.
La résistance et la décision du peuple cubain de lutter jusqu’à la victoire sont soumises tous les jours à de dures épreuves. Cinq jeunes combattants antiterroristes et défenseurs des droits de l’homme de leur peuple sont toujours incarcérés arbitrairement aux Etats-Unis et en butte, aussi bien eux-mêmes que leurs familles, aux formes de torture psychologique les plus cruelles. Le peuple cubain, qui bénéficie en l’occurrence de la solidarité de bien des personnes honnêtes dans le monde, y compris aux Etats-Unis, exige leur libération et leur droit de rentrer dans leur patrie.
Malgré les conditions de sous-développement héritées du passé et du blocus rigoureux que lui impose le gouvernement nord-américain, le peuple cubain a pu continuer d’avancer sensiblement dans ses transformations révolutionnaires qui visent à bâtir une société toujours plus juste, équitable, garantissant de vastes possibilités à la participation démocratique de tous les citoyens. Les institutions et les instances d’un Etat - qui consacre le pouvoir des grandes masses de travailleurs, d’intellectuels, de spécialistes et d’artistes, travaillent de concert avec une société civile nombreuse et active, permettant à chaque Cubaine et à chaque Cubaine de participer effectivement et systématiquement à la prise des décisions qui concernent son présent et déterminent son avenir.
Le peuple cubain continuera de lutter pour défendre ses droits à l’autodétermination, au développement, à la paix et à un ordre international plus juste et plus équitable où l’objectif de : Tous les droits de l’homme pour tous pourra devenir une réalité. Il est prêt à donner son talent, ses efforts, voire son sang, pour cette juste revendication.