CHAPITRE 3 : LE SOUTIENT ET/OU L’IMPUNITE ETENDUE PAR DE SUCCESSIVES ADMINISTRATIONS ETATS-UNIENNES AUX AUTEURS D’ACTES TERRORISTES CONTRE CUBA
Depuis le propre début de la Révolution, les actions de sabotage et de terrorisme contre Cuba, ont fait parti de la politique cruelle et dessinée froidement à Washington et à Miami, destinée à mette un terme à la Révolution cubaine.
Le peuple cubain est, depuis plus quarante ans, victime d’innombrables actions et attaques terroristes conçues, financées et soutenues de l’étranger – des Etats-Unis dans la plupart des cas - qui ont causé de lourdes pertes matérielles et humaines et des dommages psychologiques et affectifs irréparables à des milliers de familles cubaines. La nation cubaine a dû aussi payer un prix économique très élevé par suite des sabotages, voire des agressions biologiques contre son patrimoine et sa santé.
Ces actions terroristes visaient à détruire par la terreur, l’instabilité et l’incertitude, le choix politique, économique et social que le peuple cubain avait librement fait dans le plein exercice de son droit à l’autodétermination. Le territoire états-unien a systématiquement servi à préparer, à financer, à recruter, à entraîner et à soutenir des terroristes qui ont sévi contre le peuple cubain.
Le terrorisme utilisé contre Cuba a revêtu fondamentalement les modalités suivantes : sabotage ou destruction de cibles économiques et civiles dans le pays même ; attaques contre des installations côtières, des navires marchands et des bateaux de pêche ; attentats contre des installations, des moyens et du personnel cubains à l’étranger, dont des sièges diplomatiques, des bureaux de lignes aériennes et des avions ; tentatives d’assassinat des principaux dirigeants ; introduction de germes et de vecteurs contre l’agriculture et l’élevage ; introduction de souches de maladies contre les êtres humains.
Les 681 actions de terrorisme et agressions dûment prouvées et documentées contre le peuple cubain ont causé la mort de 3 478 personnes et l’invalidité permanente de 2 099 autres. Précisons que ces actions n’ont jamais cessé : on en dénombre 68 dans les années 90 et 39 ces cinq dernières années.
Les victimes des actions terroristes contre Cuba n’ont pas été seulement des Cubains. Un total de 190 attentats a visé des personnes et des biens de pays tiers siégés en territoire nord-américain. Des dizaines d’autres actions ont aussi été organisées contre des sociétés étrangères maintenant des relations économiques avec notre pays ou contre des représentations de pays ayant des liens avec nous.
Les actions terroristes s’accrurent sensiblement et devinrent systématiques à partir de 1961, après que l’administration Eisenhower eut adopté le 17 mars 1960 un « Programme d’actions secrètes contre le régime castriste » que l’administration Kennedy entérina : ce programme, connu comme « l’Opération Mangouste », autorisait, entre autres, la création d’une organisation chargée d’actions secrètes et de renseignements opérant à l’intérieur de l’île, en vue de quoi la CIA reçut les fonds nécessaires.
Cette même administration Kennedy adopta le 18 janvier 1962 « le Projet Cuba » qui contenait trente-deux tâches de guerre secrète confiées aux départements et agences impliqués dans « l’Opération Mangouste ».
En plus des centaines d’actions perpétrées directement par les services secrets nord-américains, il faut mentionner toute une large gamme d’actions terroristes réalisés ou désamorcés à la phase des préparatifs dont la responsabilité – elles n’avaient censément pas le vu et approuvé direct de Washington - retombe sur les organisations installées aux Etats-Unis, groupant des terroristes d’origine cubaine, dont beaucoup furent d’ailleurs entraînés par la CIA et des unités de l’armée nord-américaine. S’inspirant de la politique officielle de la Maison-Blanche (détruire la Révolution cubaine par tous les moyens), ces groupes ont toujours bénéficié en tout cas de la plus totale impunité de la part des différentes administrations états-uniennes. Nombre de ces terroristes, même sans agir officiellement de la part de Washington, furent même protégés par les services secrets états-uniens et reçurent l’asile soit aux Etats-Unis mêmes soit sur des bases militaires de ce pays à l’étranger.
Ainsi, en 1960, de nombreuses actions terroristes touchèrent des installations publiques (cinémas, théâtres, écoles et magasins) en vue de semer la panique et la terreur dans la population. L’action la plus criminelle et la plus sanglante fut le sabotage, le 4 mars, du cargo français la Coubre à La Havane, lors du déchargement de munitions achetées en Belgique pour l’Armée rebelle : le bilan en fut 101 morts, dont plusieurs Français, plus de 200 blessés et de nombreux disparus.
Parmi les attaques de cibles économiques en 1960, il faut souligner celle du 18 février. Ce jour-là, un avion qui bombardait la sucrerie España explosa en vol du fait d’une de ses propres bombes. Le pilote était un Nord-Américain, Robert Ellis Frost, et le copilote un Cubain, Onelio Santana Roque, ancien membre des organes répressifs de Batista. Selon le plan de vol, l’avion avait décollé de l’aéroport de Tamiami (Floride). Les documents récupérés sur le pilote permirent d’apprendre qu’il en était à sa quatrième attaque aérienne et qu’il allait toucher mille cinq cents dollars pour le bombardement de ce jour.
Symptomatiquement, la plupart des représentants les plus notoires de l’ « exil » cubain participèrent directement à des actions terroristes contre Cuba dans les années 60.
Le 30 décembre 1960, le journal Revolución informait de la saisie d’une manufacture de bombes et de l’arrestation de dix-sept terroristes qui, suivant des instructions de l’ambassade nord-américaine, plastiquaient des magasins. On trouvait parmi eux deux personnages très notoires aujourd’hui de la mafia terroriste et annexionniste d’origine cubaine, que la presse occidentale a affublés du qualificatif menteur de « pacifiques opposants politiques anticastristes ». Le premier est Carlos Alberto Montaner, qui se dit maintenant « journaliste et publiciste » et qui est un des meneurs de la mafia anti-cubaine de Madrid : mineur à l’époque, il ne fut donc pas condamné, ce dont il profita pour chercher refuge dans une ambassade latino-américaine et abandonner le pays. L’autre est quelqu’un qui fut un « excellentissime ambassadeur des Etats-Unis » devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU, Armando Valladares, tout aussi faux écrivain que faux paralytique que l’on vit à la télévision se lever de sa chaise roulante pour parcourir les presque quatre cents mètres qui le séparaient de l’avion à son départ du pays.
L’administration états-unienne et les organisations terroristes installées aux Etats-Unis et dans certains pays latino-américains purent compter par ailleurs sur une série d’assassins et de tortionnaires de la tyrannie batistienne qui s’étaient enfuis en janvier 1959 vers le Nord en quête d’impunité, malgré leurs crimes contre le peuple cubain.
Mentionnons entre autres : Jesús Blanco Hernández, Conrado Carratelá Ugalde, Sotero Delgado Méndez, Martín Díaz Tamayo, Mariano Faget Díaz, Armentino Feria Pérez, Irenaldo García Báez, Pilar García García, Rafael Gutiérrez Martínez, Julio Estelio Laurent Rodríguez, Agustín Lavastida Álvarez, Lutgardo Martín Pérez Molina, Rolando Masferrer Rojas, José Eleuterio Pedraza Cabrera, Orlando Eleno Piedra Negueruela, José María Salas Cañizares, Ángel Sánchez Mosquera, Merob Sosa García, Manuel Antonio Ugalde Carrillo et Esteban Ventura Novo.
Dans la plupart des cas, le jeune Gouvernement révolutionnaire cubain demanda leur arrestation provisoire en vue de leur extradition, ce à quoi les autorités états-uniennes opposèrent toujours une fin de non-recevoir.
En 1961, les attentats terroristes s’intensifièrent : incendie de plantations de canne à sucre pendant la campagne sucrière ; sabotage d’usines ; attaques de fermes, ces actions ayant causé la mort de 281 Cubains, pour la plupart des paysans, des femmes et des enfants, et des miliciens et de jeunes volontaires participant à la Campagne d’alphabétisation lancée en début d’année.
C’est en avril de cette même année qu’eut lieu l’invasion de Playa Girón (baie des Cochons) réalisée par une armée d’environ mille cinq cents mercenaires, organisée, entraînée, équipée, financée et transportée par le gouvernement nord-américain. Le plan mis en échec prévoyait le débarquement des troupes états-uniennes qui assistèrent de leurs bâtiments de guerre à la défaite des mercenaires.
Bien des mercenaires qui participèrent à cette invasion et à d’autres actions terroristes dans le cadre de la sale guerre sont toujours actifs dans les rangs des organisations terroristes qui agissent actuellement contre notre pays. Beaucoup d’autres se sont engagés comme agents à gages au service de la CIA pour réaliser des activités secrètes en Amérique latine et dans d’autres régions du monde : terrorisme, assassinats politiques, trafic d’armes et de drogues, ou encore des sales guerres comme celle qui fut mené contre la Révolution sandiniste au Nicaragua. Une autre partie reçut des instructions de jouer les « exilés politiques pacifiques » contre la Révolution cubaine, beaucoup de ceux-ci s’étant regroupés dans la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA). Cette dernière, qui a publiquement « renoncé » à la violence terroriste, continue toutefois de la réaliser, parce que c’est la seule chose qu’elle sait faire et qu’elle aime faire. Ainsi, elle a continué d’organiser et de financer des actions terroristes, comme celles qui visèrent des installations touristiques cubaines et qui furent réalisées par des mercenaires centraméricains dans les années 90.
L’autre forme de terrorisme employée contre Cuba a été le « banditisme », ainsi baptisé par le peuple à cause des horreurs et des assassinats perpétrés de 1959 à 1965 par 299 bandes terroristes armées, soutenues et dirigées par le gouvernement nord-américain, qui opérèrent dans toute l’île, mais surtout dans les montagnes de l’Escambray, au centre du pays, et qui causèrent plus de 500 morts, surtout des paysans et des ouvriers agricoles innocents.
De nombreux documents officiels états-uniens, aujourd’hui déclassifiés, prouvent les liens directs – parrainage et soutien - entre le gouvernement de Washington et les bandes opérant dans notre pays. Ainsi, dans un Rapport secret présenté en octobre 1961, Lyman B. Kirkpatrick, inspecteur général de la CIA, signale une opération secrète, dite Opération Silence, dans le cadre de laquelle l’Agency réalisa sur ordre de l’administration douze largages d’armes, de munitions et d’explosifs destinés à ces bandes armées.
Ce même Rapport parle d’un énorme centre établi par la CIA en Floride pour réaliser des opérations secrètes contre Cuba, reconnaissant que « le Bureau passa de quarante personnes en janvier 1960 à cinq cent quatre-vingt-huit le 16 avril 1961, devenant ainsi un des bureaux les plus importants des services secrets ».
Le piratage aérien fut un autre genre d’actions terroristes conçues par la CIA en vue de renverser la Révolution cubaine, inaugurant là une nouvelle figure de terrorisme alors sans précédent dans le monde : de 1959 à 2001, cinquante et un avions cubains furent détournés, presque sans exception aux Etats-Unis et l’immense majorité ne furent jamais rendus. Des pilotes, des vigiles et des passagers furent assassinés ou blessés par les pirates de l’air, tandis que plusieurs avions furent détruits ou sérieusement endommagés lors de tentatives frustrées.
De nouvelles organisations terroristes formées de tortionnaires et de nervis de la dictature de Batista et d’autres criminels ayant fui le pays en 1959 virent le jour au début des années 70. Pour la mafia cubano-américaine, protégée par la complicité et la tolérance des autorités nord-américaines, le terrorisme continuait d’être une juteuse affaire.
Des organisations comme Alpha 66 et la Coordinatrice d’organisations révolutionnaires unies (CORU), installées en Floride et en New Jersey, furent responsables d’une bonne partie des actions terroristes perpétrées contre le peuple cubain dans les années 70 et 80 et contre des intérêts d’autres pays ayant des relations commerciales et économiques avec Cuba.
Le terrorisme de ces années-là se traduisit aussi par des actions paramilitaires contre des cargos et des bateaux de pêche cubains. Le 4 octobre 1973, les bateaux de pêche Cayo Largo 17 et Cayo Largo 34 furent attaqués par deux vedettes armées conduites par des terroristes qui assassinèrent Roberto Torna Mirabal et abandonnèrent le reste des équipages sur des dinghys, sans eau ni aliment.
Mais c’est le 6 octobre 1976 qu’eut lieu le pire des actes terroristes commis durant cette période : le sabotage en plein vol d’un avion de Cubana de Aviación avec 73 passagers à bord, dont 57 Cubains, 11 jeunes Guyanais (dont 6 venaient faire des études de médecine à Cuba) et 5 Nord-Coréens. Il n’y eut aucun survivant.
Cet attentat contre un avion civil fut commis par deux mercenaires vénézuéliens payés par deux des plus notoires terroristes d’origine cubaine : Orlando Bosch Dávila, auteur de 321 actions terroristes, qui, malgré l’avis contraire du département de Justice, reçut une autorisation spéciale de Bush père pour vivre aux Etats-Unis, si bien qu’il réside à Miami depuis 1990, et Luis Posada Carriles, honteusement gracié par l’ex-président du Panama, Mireya Moscoso, alors qu’il avait été incarcéré dans ce pays pour tentative d’assassinat de Fidel Castro. Nous reviendrons plus loin sur sa longue carrière de terroriste.
Tous deux furent recrutés dès 1960 par la CIA qui les entraîna à des techniques perfectionnées de sabotages par divers moyens ; ils faisaient alors partie de la Coordinatrice des organisations révolutionnaires unifiées (CORU), que Bosch venait juste de fonder en juin 1976 et qui intensifia notablement les actions terroristes non seulement contre Cuba, mais aussi contre vingt-quatre autres pays d’Europe, d’Amérique latine et d’Amérique centrale.
Tout en continuant de mener des actions à Cuba même, ces organisations commencèrent à agir aux Etats-Unis mêmes, visant des intérêts de pays ayant des relations diplomatiques et commerciales avec le nôtre, des diplomates cubains en mission devant l’ONU, des institutions privées nord-américaines et des émigrés cubains en désaccord avec la politique terroriste de la mafia cubano-américaine, voire contre de hauts fonctionnaires de gouvernements étrangers. Ce fut le cas de l’ancien ministre des Affaires étrangères du président chilien Salvador Allende, Orlando Letelier, assassiné à Washington par des terroristes d’origine cubaine agissant au service des organes répressifs du dictateur Augusto Pinochet.
Le peuple nord-américain expérimentait chez lui la terreur que ses dirigeants avaient déclenchée depuis 1959 contre un petit pays voisin.
Logiquement, les autorités nord-américaines commencèrent à réagir en arrêtant certains terroristes ou en tentant de démanteler des groupes qui opéraient pour leur propre compte. Pour éviter ces poursuites, un certain nombre de groupes feignirent de se dissoudre publiquement, changèrent de nom, interrompirent provisoirement leurs actions, voire s’installèrent dans d’autres Etats que la Floride.
Néanmoins, les bandes terroristes qui respectèrent les normes de conduite publique imposées par les autorités nord-américaines et opérèrent uniquement contre le territoire cubain furent tolérées.
Parmi les actions réalisées directement aux Etats-Unis, on peut citer les suivantes :
• Le 5 juin 1976, la mission cubaine devant l’ONU fait l’objet d’un attentat à l’explosif qui cause de gros dégâts.
• En 1977, assassinat de Carlos Muñiz Varela et de José Eulalio Negrín, émigrés cubains favorables à un dialogue avec les autorités cubaines.
• Mars 1980, pose d’une puissante bombe dans l’auto du représentant permanent de Cuba aux Nations Unies (New York).
• 11 septembre 1980 : assassinat de Félix García, diplomate de la même mission.
À la fin de l’administration Bush père, les secteurs les plus réactionnaires de l’émigration cubaine aux Etats-Unis, notamment en Floride, stimulèrent de nouveau le terrorisme dans leur guerre contre l’île. Ce qui explique l’essor de diverses actions terroristes durant les deux administrations Clinton.
À partir de 1992, la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), qui contribue « généreusement » au financement des campagnes électorales de plusieurs législateurs, voire de présidents, entreprit d’organiser et de financer des actions terroristes contre Cuba. Elle recruta et paya plusieurs terroristes en Amérique centrale qui posèrent des bombes dans des installations touristiques cubaines en échange d’une récompense financière. Ainsi, en 1997, sept bombes explosèrent dans des hôtels et des installations touristiques du pays. L’une d’elles causa la mort d’un jeune touriste italien, Fabio di Celmo. Les visées étaient claires : saboter et ruiner l’industrie touristique cubaine, qui pointait comme le principal secteur économique de l’île.
Mais les actions terroristes n’ont pas cessé. Du 6 août 2002 au 10 avril 2003, on dénombre onze actions terroristes, pour la plupart des détournements d’avions et de bateaux vers les Etats-Unis. Toutes ces actions furent violentes, avec emploi d’armes blanches, d’objets pointus et même d’armes à feu en vue de menacer les équipages et les passagers.
A Cuba, les terroristes ont toujours été punis de lourdes peines, ce qui, sauf de très rares exceptions, n’est généralement pas le cas aux Etats-Unis quand il s’agit d’individus d’origine cubaine.
3.1. Le cas Posada Carriles : Chronique d’une impunité annoncée
Au début de janvier 2006, des médias commencèrent à parler sur la possibilité que le plus dangereux terroriste de l’hémisphère occidental, Luis Posada Carriles, pourrait rester libre par une décision du gouvernement des Etats-Unis. De telles rumeurs se rendirent plus fortes à partir de la décision du Bureau de l’immigration et du contrôle des douanes (ICE) des Etats-Unis, communiquée aux avocats de ce terroriste, que son statut légal serait révisé le 24 janvier.
Selon des médias nord-américains, ce communiqué aux avocats signalait que l’évaluation du statu tiendrait en compte si Posada pouvait représenter un danger pour la communauté et si dans l’avenir il serait en disposition de se présenter périodiquement devant les autorités.
Quelques mois avant, le 26 septembre 2005, le juge de l’Immigration, William L. Abbot, avait émis sa décision prompte de déporter Posada à un pays quelconque sauf Cuba ou Venezuela, en arguant le péril de torture pour le détenu dans ces deux nations sur la base de la manigance des exemptions prévues dans la Convention internationale contre la torture. Ceci ne tenant pas compte du fait que dans aucun de ces deux pays n’existe la pratique de la torture et qu’au contraire, c’est le propre Posada qui « se détacha » comme tortureur quand il était officier de la DISIP au Venezuela, a début des années 70.
La loi nord-américaine exige en même temps que tout ordre de déportation contre un sans-papiers doive être exécutée dans un délai de 90 jours et interdit aussi la détention indéfinie de ceux que le gouvernement n’a pas pu déporter. Dans ce cas, les 90 jours commencèrent à compter un mois après d’être émise l’ordre judiciaire par le juge Abbot, laquelle ne fut pas appelée par le gouvernement. C’est à dire, le 26 octobre 2005.
Une fois le délai d’emprisonnement purgé, où il jouit de grandes facilités et des privilèges, la libération de ce criminel semblait imminente. Récemment le Bureau de contrôle de l’immigration et du contrôle des douanes des Etats-Unis communiqua qu’on étudie la possibilité d’envoyer ce terroriste à un tiers pays et il ajouta que tandis qu’on considère cette éventualité, le processus dont lequel cet inculpé est le sujet continuait en révision.
On voyait venir l’impunité depuis la manigance de El pasos, Texas, quand Posada fut détenu comme un sans-papiers commun et pas comme un criminel terroriste tel qui l’est réellement.
Tel que l’avocat cubano-américain, José Pertierra, écrivait-il, le représentant légal du gouvernement du Venezuela pour l’extradition de Luis Posada Carriles, « tout a été selon un scénario prévisible afin des donner des signes de légalité à une action tentant d’être tout le contraire.
Il continue se configurer ce que nous avons décidé de dénommer la « Chronique d’une impunité annoncée ».
Il faut nous souvenir que sous la croissante pression internationale générée par la dénonce formulée par Cuba, ainsi qu’après deux mois de silence complice sur la présence de ce terroriste dans le territoire nord-américain, les autorités de l’immigration états-unienne détinrent Posada Carriles le 17 mai 2005. Depuis ce temps, et malgré d’être un terroriste dangereux poursuit internationalement, on a continué à mener contre lui un procès pour l’entrée illégale a pays, sans que le gouvernement du président Bush ait affirmé sérieusement la possibilité d’accomplir l’obligation juridique de le juger pour les crime commis o de l’extrader à un pays avec la capacité de le faire.
Parmi d’autres crimes nombreux, Posada Carriles organisa et dirigea l’explosion en plein vol d’un avion de Cubana de Aviacion où sont décédées 73 personnes ; il a organisé et coordonné d’innombrables actes de sabotage et terrorisme contre Cuba et d’autres pays de la région ; et il est l’auteur intellectuel de la série d’attentats contre des installations touristiques cubaines en 1997, où le jeune touriste italien Fabio di Celmo perdit sa vie. Entraîné par la Agence centrale de renseignement (CIA) il toujours entretint des liens avec les organes de renseignement des Etats-Unis et fut financé par de agents de ce gouvernement. En outre il fut utilisé par la dénommée Fondation nationale cubano-américaine tout au long de quatre décennies pour tenter d’assassiner le chef de l’Etat cubain.
En novembre 2000, Luis Posada Carriles fut détenu en Panama quand il planifiait un attentat contre le président de la République de Cuba, à l’occasion de sa présence dans le Xème Sommet hispano--américain ayant lieu dans ce pays. Les plans de Posada et ses complices consistaient à placer une charge puissante d’explosifs C-4 dans l’hémicycle de l’Université de Panama dans le moment où le président Fidel Castro se rencontrait avec des centaines d’étudiants et de professeurs panaméens.
Sans conclure son procès pénal et malgré avoir été condamné par un tribunal panaméen, il fut mis en liberté par des démarches du président actuel des Etats-Unis, au moyen d’une grâce signée par l’alors présidente du Panama, Mireya Moscoso, le 26 août 2004, cinq jours avant d’abandonner la présidence du pays. Elle gracia aussi ses quatre complices, des terroristes avérés d’origine cubaine, alors emprisonnés dans ce pays : Luis Faustin Clémente Posada Carrioles, Gaspar Eugénique Jiménez Escobarder, Guillermo Novo Sampan et Pedro Rem Rodríguez, qui ont voyagé après leur libération aux Etats-Unis. Ils y ont été accueillis comme des héros et depuis ce moment ils se promènent librement sans que les autorités n’aient fait rien pour l’empêcher, même quand leur long dossier délictueux est parfaitement connu.
Selon un reportage du quotidien « La Estrella de Panamá », l’alors Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Colin Powell et Otto Reich, l’alors Chargé des Affaires interaméricaines dans le Conseil national de sécurité du gouvernement du président Bush, demandèrent la présidente Mireya Moscoso de relaxer ces terroristes, lors de visites rendues au Panama.
L’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Panama, Simon Ferro –qui entretient des liens depuis longtemps avec la terroriste Fondation nationale cubano-américaine – fut le chargé de coordonner avec le gouvernement panaméen la libération de ces individus. Ceci fut corroboré par voie téléphonique à Ferro par l’ancienne présidente Moscoso, après d’avoir gracié les quatre impliqués au Panama. Lors de cet appel téléphonique ladite présidente informa l’ancien ambassadeur qu’elle avait accompli la tâche.
Posada fut autorisé à entrer clandestinement au territoire des Etats-Unis après l’indult et avoir bougé avec des faux papiers par l’Honduras et d’autres pays de l’Amérique Centrale, ce qu’il fit entre le 18 et le 20 mars 2005 sur le yacht « Santrina », conduit par le terroriste remarquable, Santiago Alvarez, qui se trouve à ce moment en prison pour le trafic d’armements et des violations très graves contre les lois de sécurité des Etats-Unis.
Dès le début, l’Administration de G. W. Bush a voulu protéger et non juger ce terroriste. Cette attitude protectrice du Gouvernement nord-américain à chaque passage du cas Posada Carriles depuis sa détention au Panama jusqu’à l’actualité contraste avec l’acharnement avec lequel ont été traités les Cinq Cubains, héros de la lutte contre le terrorisme, qui demeurent séquestrés dans des prisons nord-américaines. L’impunité offerte au terroriste Posada Carriles semblerait être le payement des autorités nord-américaines pour son long dossier de services à l’Empire, non seulement dans ses agressions contre Cuba, mais aussi dans l’exécution d’autres projets de la guerre sale en Amérique centrale et dans d’autres pays latino-américains.
Le président Bush a été plus intéressé à ne pas rendre furieuse l’extrême droite de Miami et maintenir en silence les secrets de Posada Carriles qu’à rendre justice et éviter l’impunité.
A. Un cas évident d’illégalité et de double standard
L’impunité que le gouvernement des Etats-Unis a délivrée en faveur du terroriste Luis Posada Carriles non seulement est immorale et politiquement contestable, mais aussi ,et surtout , elle est illégale.
Mettre en liberté Posada Carriles constituerait une violation tant du droit nord-américain que du droit international. Les Etats-Unis sont obligées a le juger ou à l’extrader au Venezuela, pays qui a demandé son extradition et où ce terroriste a des dettes avec la justice.
Parmi d’autres dispositions légales du droit nord-américain qu’on pourrait mentionner, la dénommée « Loi patriote » autorise la détention d’un prisonnier qui n’a pas encore été déporté, si celui-ci représente un danger pour la sécurité nationale du pays ou a été inséré dans des activités terroristes.
Dans le cas de Posada Carriles il ne faut pas beaucoup enquêter pour conclure qu’il s’agit du terroriste le plus dangereux et violant de l’hémisphère occidental. Il même l’a reconnu dans son livre « Les chemins du guerrier », ainsi que lors de plusieurs interviews où il a plaidé publiquement pour la violence comme une méthode pour mettre un terme au système économique, social et politique, choisi librement par les Cubains. Il a admis sa participation à divers actes de sabotage et terrorisme contre Cuba, l’explosion de l’avion à la Barbade, y comprise.
C'est-à-dire, mettre en liberté Posada Carriles aux Etats-Unis serait illégal aux effets du droit dans ce pays.
Par ailleurs, le droit international est clair quand à l’obligation des Etats-Unis de juger ou extrader Posada Carriles. Parmi d’autres instruments, il faut mettre en relief que les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité, dont l’accomplissement est obligatoire pour tous les Etats sans distinction, consacrent l’obligation de juger o extrader, ce qui est applicable dans ce cas.
En agissant selon le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a décidé dans sa résolution 1373 (2001), parmi d’autres choses, les questions suivantes :
- Que tous les Etats « veillent à ce que toutes personnes qui participent au financement, à l’organisation, à la préparation ou à la perpétration d’actes de terrorisme ou qui y apportent un appui soient traduites en justice ,» (…)
- Exhorter les Etats à garantir, conformément au droit international (…) «que la revendication de motivations politiques ne soit pas considérée comme pouvant justifier le rejet de demandes d’extradition de terroristes présumés ; »
Trois ans après et selon aussi le Chapitre VII de cette Charte, le Conseil a adopté sa résolution 1566 (2204) qui parmi d’autres choses :
- « Appelle tous les États à coopérer sans réserve à la lutte contre le terrorisme, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international, en particulier avec les États sur le territoire desquels, ou contre les citoyens desquels, des actes de terrorisme sont commis, en vue de découvrir, interdire d’asile et traduire en justice, conformément au principe aut dedere aut judicare, quiconque prête appui au financement, à l’organisation, à la préparation ou à la commission d’actes de terrorisme, y concourt, y participe ou tente d’y participer, ou donne refuge à leurs auteurs; »
De la même manière, la Convention de Montréal pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile, dans son article 7 établit que ‘’L’Etat contractant sur le territoire duquel l’auteur présumé de l’une des infractions est découvert, s’il n’extrade pas ce dernier, soumet l’affaire, sans aucune exception et que l’infraction ait ou non été commise sur son territoire, à ses autorités compétentes pour l’exercice de l’action pénale’’.
D’autres instruments qui consacrent le principe internationalement reconnu de ‘’jugement ou extradition’’, tels que les résolutions adoptées par l’Assemblée Générale durant ces années sur les ‘’Mesures visant à éliminer le terrorisme international’’, sont omis ici.
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De cette façon, si Posada Carriles n’est pas jugé pour ses actions terroristes ni extradé au Venezuela, il s’agit donc d’une violation du Droit international de la part de l’administration Bush.
Malgré la clarté du droit nord-américain et du droit international à l’égard des obligations des États-Unis dans cette affaire, le gouvernement de ce pays manque de volonté politique nécessaire pour les assumer.
Face à cette situation la communauté internationale devra rester attentive et vigilante pour éviter qu’une histoire similaire à celle d’Orlando Bosch Ávila et d’autres terroristes avoués d’origine cubaine, responsables du deuil de dizaines de familles cubaines, se répète pour Posada Carriles. Ces terroristes vivent en toute liberté aux États-Unis et se promènent dans les rues de Miami.
Quant à Orlando Bosch, il faut rappeler que c’est justement le père de l’actuel président - l’ancien président George Herbert Walker Bush – celui qui lui accorda une grâce présidentielle le 19 juillet 1990, même au dépit des recommandations du FBI et de l’avis donné précédemment par le département de Justice qui connaissaient son dossier terroriste.
Il serait très grave, aussi bien pour les actions menées à bien au sein des Nations Unies contre le terrorisme que pour la crédibilité du gouvernement des États-Unis dans son autoproclamée ‘’ guerre contre le terrorisme’’, si Washington décidait d’accueillir Posada Carriles ou de présenter des arguties juridiques permettant son séjour sur sol nord-américain.
Il est évident le critère deux poids, deux mesures et la hypocrisie complice du Gouvernement qui s’autoproclame leader de la campagne antiterroriste. Au nom de la ‘’guerre contre le terrorisme’’, l’administration Bush a déclenché des guerres unilatérales d’agression, qui violent la charte de l’ONU et les principes du droit international. Elles ont causé et causent la mort de milliers de personnes, y compris plus de 2000 jeunes Nord-américains.
Le président des États-Unis a déclaré le 26 août 2003 que ‘’si quelqu’un protège un terroriste, si quelqu’un soutient un terroriste, si quelqu’un finance un terroriste, il est aussi coupable que ce terroriste’’. Évidemment, cette maxime n’est pas mise en application lorsqu’il s’agit du terrorisme qui anéantit des vies cubaines.
Le fait de récompenser Posada Carriles de l’impunité alors que les Cinq jeunes Cubains, combattants antiterroristes, purgent encore des peines longues et injustes, constitue un acte amoral et une énorme irresponsabilité. C’est un outrage aux victimes du terrorisme dans le monde entier et à leurs familles.
Cuba, qui a souvent renouvelé sa disponibilité à collaborer à la mise en place de la justice, en fournissant toute l’information qui possède sur ce terroriste, exhorte la communauté internationale à exiger au gouvernement des États-Unis de remplir son obligation, de garantir le jugement de Posada Carriles, au moyen de son extradition vers Venezuela, d’où il se évada depuis 1985 lorsqu’il attendait d'être jugé pour l’explosion en plein vol d’un avion cubain à la Barbade.
Le Président de la République de Cuba a lancé de sérieux avertissements sur les responsabilités juridiques que le Président des États-Unis pourrait encourir. Compte tenu de la nature de ses fonctions, il est contraint d’agir dans de tels cas et de maintenir la population nord-américaine bien renseignée.
Que l’on mette un terme à l’impunité ! Que l’illégalité et la hypocrisie terroriste cessent-elles !
Bref résumé des actions terroristes du criminel d’origine cubaine Luis Faustino Clemente Posada Carriles
Ses principaux alias sont entre autres : Ramón Medina, Ignacio Medina, Juan Ramón Medina, Ramón Medina Rodríguez, José Ramón Medina, Rivas López, Juan José Rivas, Juan José Rivas López, Julio César Dumas, Franco Rodríguez Mena.
Abandonne Cuba le 25 février 1961, après s’être réfugié à l’ambassade argentine en 1960.
Entre dans l’armée des Etats-Unis, où reçut de l’entraînement militaire.
En 1963, membre de la CIA, responsable d’entraînement à des missions maritimes.
En 1964, est à Tampa, à la tête d’un camp de la Junte révolutionnaire (JURE) où s’entraînaient des terroristes d’origine cubaine. Il y reçoit aussi une formation en explosifs et démolition de la part de spécialistes de la CIA. A cette date il dirigea une équipe d’infiltration de la CIA qui réalisa diverses actions contre Cuba.
Tout au long des années 60, il se lie à des membres d’organisations terroristes comme Alpha-66, Commandos L et Mouvement 30 novembre.
A la fin de cette décennie, il s’installe au Venezuela, où, en 1967, il fait partie du Servicio de Inteligencia y Prévencion (DISIP) de ce pays, en tant que chef d’opérations, et où il réalise des missions comme agent de liaison de la CIA. Il crée plus tard l’Agencia de Detectives, Investigaciones Commerciales e Industriales, qui est fermée une fois prouvée sa participation au sabotage de l’avion de passagers cubain à la Barbade, en 1976 (bilan : 73 morts), cause pour laquelle il est accusé et condamné.
Incarcéré dans plusieurs prisons vénézuéliennes de 1976 au 18 août 1985 où il s’évada avec le soutien de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) et la complicité d’autorités corrompues.
Se rend en El Salvador où il prête service durant environ deux ans à la base militaire d’Ilopango, en tant que conseiller des contras nicaraguayens.
En février 1990, est grièvement blessé au Guatemala où il est conseiller à la sécurité de Teléfonos de Guatemala (GUATEL). A la suite de l’attentat, il est soutenu économiquement par le directeur de la FNCA, Alberto Hernández, qui paie certains des frais d’hospitalisation.
Une fois rétabli, est transféré à San Pedro Sula (Honduras) où il loge dans un hôtel, tous frais payés par son ami d’origine cubaine, l’homme d’affaires Rafael Hernández Nodarse.
Dans les années 90, a de fréquents contacts avec Gaspar Jiménez Escobedo (alias Gasparito) et avec d’autres terroristes en vue de préparer plusieurs attentats contre le président Fidel Castro. Il aide des organisations de Miami à acheter des armes en Amérique centrale en vue d’actions terroristes contre Cuba.
À cette époque, fait de fréquents voyages dans différents pays centraméricains, dont le Honduras, le Guatemala, le Costa Rica et El Salvador où il a d’étroites relations avec des militaires et des hommes d’affaires qui lui soutiennent. Se rend aussi à Miami, en Espagne, en République dominicaine, au Venezuela et à Aruba.
En janvier 1994, il participe à l’organisation d’un attentat contre le président Fidel Castro financé par la FNCA, prévu à l’Honduras à l’occasion de la participation éventuelle de celui-ci à la prise de possession du président Carlos Roberto Reina. En juin, il se rend dans le même but en Colombie en compagnie de Gaspar Jiménez Escobedo.
En juin 1995, il se rend au Costa Rica en vue de dynamiter un bateau cubain ; en décembre, il prépara une action à la dynamique contre une cible cubaine en compagnie de Ramón Orozco Crespo.
En 1995, avec la complicité de militaires honduriens, il pose quarante et une bombes dans ce pays, selon dénonciation en 1997 de Ramón Custodio, dirigeant du Comité hondurien des droits de l’homme.
En 1997, il organise avec le soutien de la direction de la FNCA la structure terroriste créée en Amérique centrale en vue d’actions de cette nature contre Cuba, recrutant des mercenaires, selon ses propres aveux de mi-1998.
En 1997, impliqué, aux côtés d’un cadre de la FNCA, Arnaldo Monzón Plasencia, dans les préparatifs d’un attentat contre le président Fidel Castro au Septième Sommet ibéro-américain sur l’île Margarita (Venezuela). Il informe de ses projets, entre autres, les contre-révolutionnaires Nelly Rojas, Pedro Morales et Francisco Pimentel qui apparemment le soutiennent.
Organise directement plusieurs attentats terroristes à la bombe à Cuba. Le premier, en avril 1997, en recourant aux mercenaires recrutés par lui, tels que Chávez Abarca et Otto Rodríguez Llerena. Des quatorze bombes préparées, huit explosent, quatre sont désamorcées sans exploser et deux sont saisies à leur introduction à l’aéroport. Ces bombes causent un mort, plusieurs blessés et de gros dommages matériels. Les agences cubaines Havanatur aux Bahamas et Cubanacán au Mexique sont aussi attaquées à la bombe.
En août 1998, il participe directement aux préparatifs d’un attentat contre le président Fidel Castro lors de sa visite en République dominicaine, avec le concours de terroristes basés à Miami.
En 1998, prépare l’explosion en vol d’un avion de Cubana de Aviación sur la route La Havane-Amérique centrale.
En 1999 et 2000, prépare de différents attentats terroristes de même nature contre l’économie cubaine et contre les intérêts cubains à l’étranger, en vue de quoi il acquiert des explosifs et d’autres engins.
En novembre 2000, l’attentat prévu au Dixième Sommet ibéro américain contre le président Fidel Castro se fait sur instructions directes de Francisco (Pepe) Hernández et Alberto Hernández, lors de réunions de Posada Carriles dans des pays centraméricains avec, entre autres, les terroristes Gaspar Jiménez et Antonio Iglesias, qui lui donnent de l’argent en provenance de la FNCA en vue de l’achat d’armes et d’explosifs.
D’août à octobre 1999, il fait plusieurs voyages de préparatifs au Honduras, au Costa Rica et au Panama. Au Costa Rica, il reçoit un soutien financier et des complicités pour introduire l’armement au Panama clandestinement, par voie terrestre.
Au Panama même, il fait les explorations nécessaires à l’attentat.
En novembre 2000, il est arrêté par les autorités panaméennes pendant le Xème Sommet ibéro-américain, en compagnie de Gaspar Eugenio Jiménez Escobedo, Guillermo Novo Sampoll et Pedro Ramón Rodríguez pour être impliqué dans un plan d’attentat contre le président de la République de Cuba.