LIVRE BLANC 2006 >> PREMIÈRE PARTIE>> CHAPITRE 5

CHAPITRE 5: LES ETATS-UNIS NE CESSENT DE TOUJOURS PLUS RECRUTER, FINANCER ET UTILISER DES MERCENAIRES EN VUE DE MINER L’AUTODÉTERMINATION DU PEUPLE CUBAIN

La guerre non déclarée que les cercles de pouvoir aux Etats-Unis mènent contre la nation cubaine et qui est devenue une vraie politique d’Etat a recouru aux formes d’agression les plus diverses.

Le recrutement de mercenaires au service de cette politique dans l’île – que la Maison-Blanche dirige, soutient logistiquement et finance – a joué un rôle clef dans la conception et l’exécution de cette stratégie anti-cubaine. En manipulant les traîtres et les annexionnistes qui émargent à son budget, la Maison-Blanche a toujours prétendu fabriquer l’idée qu’il s’agit d’une lutte « entre Cubains ».

Les mercenaires au service de la politique impérialiste contre leur peuple ont – même s’ils agissent toujours sur instructions formelles des services secrets nord-américains – ont modifié leurs « méthodes de lutte » en fonction des exigences de chaque étape de cette stratégie agressive contre la Révolution cubaine : d’envahisseurs à terroristes, de terroristes à « défenseurs des droits de l’homme ».

Les opérations clandestines des services secrets états-uniens contre Cuba ont débuté dès l’été 1959, comme le prouvent des documents déclassifiés de la CIA, en particulier le rapport rédigé en octobre 1961 par Lyman Kirkpatrick, inspecteur général de l’Agency, sur les raisons du fiasco de l’invasion de Playa Girón (baie des Cochons).

C’est le 17 mars 1960, au terme d’une réunion à laquelle participaient, entre autres, Richard Nixon, vice-président, Christian Herter, secrétaire d’Etat, et Allen Dulles, directeur de la CIA, que le président Eisenhower entérina le « Programme d’action secrète contre le régime Castro », préparé par la CIA, qui autorisait « la création et le développement à Cuba d’une organisation chargée d’actions secrètes et d’opérations de renseignements », en vue de quoi des fonds seraient débloqués.

Aussitôt après la réunion, le général Goodpaster admettrait dans un mémorandum (aujourd’hui déclassifié) : « Le président a dit ne pas connaître un meilleur plan pour gérer cette situation. Le grand problème, ce sont les fuites et les défauts de sécurité. Tout le monde doit être prêt à jurer qu’il [Eisenhower] n’est au courant de rien… Il a dit que notre main doit absolument rester cachée. »

En fait, se rendant compte que Cuba lui échappait des mains, Eisenhower ordonna d’intensifier le soutien aux groupes contre-révolutionnaires dans l’île et donna le feu vert aux préparatifs de l’invasion de Playa Girón, une attaque militaire à grande échelle ratifiée par son successeur Jonh F. Kennedy.

Et c’est ainsi que Washington lança le 17 avril 1961 mille cinq cents mercenaires contre le peuple cubain, des mercenaires à la tête desquels on trouvait une bonne partie de militaires de la tyrannie américanophile de Fulgencio Batista, renversée deux ans plus tôt par l’Armée rebelle.

Recruter des mercenaires d’origine cubaine n’était pas une tâche difficile aux Etats-Unis dont le gouvernement avait reçu à bras ouverts en leur offrant l’impunité des membres de la bourgeoisie locale antinationale, cliente et bénéficiaire de la domination néocoloniale ; des assassins et des tortionnaires ayant soutenu la dictature de Batista imposée et étayée par la Maison-Blanche en vue de contrer l’insurrection populaire ; des politiciens corrompus qui s’enrichissaient grâce à la sueur et au sang du peuple ; des bandits et des marginaux dont les mesures révolutionnaires visant à assurer la sécurité citoyenne, l’équité et la justice sociale avaient tari les sources de revenus illicites ; et d’autres individus qui n’étaient tout simplement pas prêts à consentir le moindre effort pour tenter d’harmoniser leurs intérêts et aspirations personnels avec les objectifs de bien-être général de la société.

L’invasion de Playa Girón fut liquidée en moins de soixante-douze heures par l’armée et le peuple cubains, l’administration étasunienne ayant fait l’erreur de sous-estimer la volonté de lutte et l’ardeur au combat d’un peuple qui défendait alors son droit à exister dans la dignité et dans l’indépendance.

Plus de 90 p. 100 des envahisseurs furent fait prisonniers. Malgré la gravité de leur acte – plus d’une centaine de patriotes moururent aux mains des envahisseurs – tous ces mercenaires bénéficièrent d’un traitement exemplaire de la part de notre peuple. Aucun d’eux ne fut molesté ni insulté. Aucun ne fut touché dans son intégrité corporelle et sa dignité humaine. Chaque mercenaire blessé fut soigné. Une fois de plus les révolutionnaires cubains donnaient la preuve de leur dignité, de leur bonté, de leur générosité et de leur humanisme, tous principes déjà mis hautement en pratique par l’Armée rebelle durant la difficile guerre de libération.

Le tribunal qui jugea ces mercenaires fut extraordinairement magnanime. Aucun accusé ne reçut de peines extrêmes. Il n’y eut pas de vengeance. En fait, on exigea du gouvernement étasunien une indemnisation que celui-ci ne versa même pas en sa totalité. En décembre 1962, Cuba échangeait les mille trois cent treize mercenaires contre des médicaments et des compotes pour enfants à hauteur de cinquante-trois millions de dollars.

Les forces mercenaires ayant piteusement échoué sur les sables de Playa Girón, le président Kennedy créa au sein du Conseil de sécurité nationale un Comité spécial qui se chargerait d’approuver diverses opérations – dont l’opération Mangouste – et d’ « utiliser tous les moyens disponibles pour aider le peuple cubain à renverser le régime communiste de l’intérieur et à instaurer un nouveau gouvernement avec lequel les Etats-Unis pourraient vivre en paix » .

Dès lors, l’administration étasunienne donna la priorité, dans le cadre de sa politique anti-cubaine, aux opérations secrètes de ses services spéciaux en vue de faire croire qu’il existait une opposition contre-révolutionnaire active dans le pays même. Faute d’une assise sociale favorable aux plans annexionnistes, les différentes administrations étasuniennes continuèrent de recruter et de financer des mercenaires.

Au fil des années, toutes administrations confondues, les motivations, les méthodes de recrutement, les modalités de paiement et les méthodes pour assigner les tâches aux mercenaires sont restés telles quelles. Seuls ont varié le déguisement et les instruments d’agression qui leur ont été fournis.

L’arrivée de Reagan à la Maison-Blanche au début des années 80 marqua des changements tactiques significatifs dans la volonté des Etas-Unis de liquider la Révolution cubaine.

Du jour au lendemain, des terroristes patentés et des agents de la CIA d’origine cubaine se retrouvèrent déguisés – avec bureaux, « organisations » et connexions à des ONG internationales – en défenseurs des droits de l’homme et en « pacifiques opposants » au castrisme.

Pour pouvoir influencer et « sensibiliser » l’opinion publique des Etats-Unis, la CIA exigea de différents groupes de Cubano-Américains qui opéraient sous ses ordres, mais sur financement de la Maison-Blanche, et qui avaient exécuté essentiellement jusque-là des actions de sabotage et de terrorisme depuis les USA soit contre Cuba directement soit contre ses biens et ses représentants à l’étranger, qu’ils modifient leur façade et leurs modes de lutte.

C’est donc dans ce cadre qu’on vit surgir la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) dont le but déclaré était de « promouvoir une transition pacifique à la démocratie à Cuba ». En fait, cette Fondation ne renonça jamais à ses actions terroristes contre Cuba, comme le prouve la responsabilité directe des plusieurs de ses principaux cadres dans des tentatives d’attentat contre le chef d’Etat cubain et dans l’organisation et le financement d’actions terroristes contre des installations touristiques à la fin des années 90.

Dans l’île même, l’ouverture de la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane sous l’administration Carter permit à ses fonctionnaires de travailler directement à la subversion et à la création de petits groupes de « dissidents pacifiques » et de « défenseurs des droits de l’homme » en recrutant des individus qui avaient été impliqués dans des activités violentes, voire d’anciens fonctionnaires et agents de police, d’anciens politicards et d’autres individus du même acabit étroitement liés au régime dictatorial de Fulgencio Batista.

Citons parmi ces « défenseurs des droits de l’homme » Armando Valladares, ancien membre de la police de Batista, condamné pour actions terroristes dans les premières années de la Révolution, faux invalide, professionnel de la simulation, converti en « poète » grâce aux puissants mécanismes d’intoxication du gouvernement étasunien qui, au comble de son hystérie anti-cubaine, le nomma même, une fois libéré, son ambassadeur à la Commission des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.Le cas de Valladares est très éclairant quant à la stature morale des personnages utilisés pendant des années pour accuser Cuba au nom des droits de l’homme.

C’est donc ainsi qu’on vit apparaître à Cuba comme par un coup de baguette magique, grâce à l’argent et aux instructions de l’administration états-unienne, les prétendus activistes et groupements des droits de l’homme qui, recrutés et payés comme de vulgaires mercenaires, réalisent les missions que leur confient les Etas-Unis en vue de détruire l’ordre constitutionnel mis en place par les Cubains et de faire appliquer les clauses de la loi Helms-Burton.

L’agressivité de ces groupes et la gravité de leurs agissements en tant que cinquième colonne braquée contre le projet social et l’autodétermination du peuple cubain se sont accrues compte tenu de la présence à la Maison-Blanche des groupes les plus conservateurs et les plus militaristes de l’extrême droite étasunienne sous les administrations républicaines de Reagan, de Bush père et de Bush fils.

En ce qui concerne Bush fils, aux visées impérialistes des milieux qui l’ont élu, il faut ajouter le grand pouvoir obtenu dans son administration par les secteurs les plus agressifs et les plus réactionnaires de la mafia terroriste d’origine cubaine.

Ces dernières années, le régime imposé par l’administration Bush aux Etats-Unis a entraîné une recrudescence sans précédents des mesures de blocus et d’hostilité contre Cuba, des actions d’ingérence publiques et larvées, des déclarations menaçantes de fonctionnaires de haut rang et, en particulier, une intromission directe croissante de ses fonctionnaires diplomatiques en poste à La Havane et une augmentation exponentielle des fonds publics alloués à ces opérations.

Cuba admet que les mercenaires que les Etats-Unis recrutent dans l’île pour mener à bien leur politique de mainmise sur le peuple cubain n’ont pas le potentiel – du fait du refus populaire qu’ils engendrent et faute d’une assise sociale autochtone et d’un projet indépendant – pour devenir en soi une menace à la Révolution. Mais la nature du danger qu’ils représentent découle de la possibilité que le gouvernement étasunien, dont la capacité d’intoxication médiatique est largement prouvée, utilise leurs agissements comme prétexte à une éventuelle agression militaire qui se fait parfaitement réelle et proche dans la conjoncture actuelle.

L’accroissement étonnant des fonds et des moyens alloués au recrutement et au financement de ces mercenaires et la décision de hausser à des niveaux sans précédent l’implication des organes étasuniens dans la déstabilisation et l’usure de Cuba, ainsi que dans le resserrement du siège dont elle est victime, corroborent la gravité des menaces qui pèsent sur l’existence même de la nation cubaine. (Cf. sur ce point le chapitre 2 de la Première Partie consacré au rapport de la Commission d’aide à Cuba libre.)

On ne saurait donc s’étonner de l’ampleur et de la virulence des campagnes de désinformation et de mensonges orchestrées par l’administration étasunienne ces derniers mois, sous prétexte des justes peines infligées à un groupe de mercenaires recrutés, payés, instruits et dirigés par le gouvernement de la superpuissance.

Ces gens-là exécutaient des actions visant à la liquidation de l’ordre politique, économique et social décidé par les Cubains dans le cadre d’une Constitution votée par référendum à la majorité écrasante des électeurs en 1976, deux siècle après l’adoption de la Constitution états-unienne qui, soit dit en passant, est toujours en vigueur, bien qu’une partie significative de la population des USA, en particulier les Afro-américains, les femmes et les personnes à faible revenu, n’ait jamais été consultée à cet égard.

La campagne menée contre Cuba – qui se poursuit d’ailleurs et qui peut compter sur la complicité cynique et active de plusieurs gouvernements clients de l’Empire – recourt aux techniques d’intoxication les plus perfectionnées dont les prémisses furent posées par les tenants du nazi fascisme en vue de faire croire par la bande que les mercenaires justement punis sont des « dissidents », de « pacifiques opposants politiques », des « défenseurs des droits de l’homme », ou encore des « journalistes, des bibliothécaires et des syndicalistes indépendants », et qu’ils ont été punis « arbitrairement et injustement » pour le simple fait d’ « avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression, d’opinion et d’association ».

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, se fondant en cela sur la Charte des Nations Unies, reconnaît : « Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. » Il reconnaît aussi que les Etats « sont tenus de faciliter la réalisation » de ce droit et de le « respecter… conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies ». C’est en conformité avec l’exercice de ce droit que le peuple cubain a établi sa Constitution et ses lois.

Nul n’a donc le droit de contester l’ordre constitutionnel qu’un peuple décide de se donner dans l’exercice de sa souveraineté. Nul n’a non plus de droit de juger les actes du peuple cubain, à plus forte raison s’il ignore volontairement la menace grave que l’hostilité des Etats-Unis fait peser en permanence sur l’existence indépendante même de sa nation.

Le peuple cubain, à l’instar de tout autre peuple, a donc le droit en ces circonstances de se défendre de l’agression politique, diplomatique, économique, commerciale, financière, radiophonique et télévisuelle que le gouvernement des Etats-Unis réalise contre lui depuis plus de quatre décennies.

Les pays européens n’ont-ils donc pas établi et appliqué des législations et des décrets spéciaux face à la menace que représentait le fascisme dans les années 30 et 40 du siècle dernier ? Pourquoi personne n’a jamais remis en cause les mesures et les dispositions juridiques démentiellement répressives adoptées pendant la « Guerre froide » aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest contre le prétendu « péril communiste », et dont beaucoup sont encore en vigueur ?

Pourquoi personne ne condamne les dispositions de la loi Logan, incluse au chapitre 45, titre 18, partie première, du Code de crimes et de procédures criminelles des Etats-Unis d’Amérique, qui stipule que tout citoyen des Etats-Unis, où qu’il soit, qui, sans l’autorisation du gouvernement, engagerait et maintiendrait directement ou indirectement une correspondance avec n’importe quel gouvernement étranger, ou n’importe quel fonctionnaire ou agent dudit gouvernement, au sujet de n’importe quel différend ou de n’importe quelle controverse avec les Etats-Unis, est passible d’une amende ou d’une peine de privation de liberté de jusqu’à trois ans, ou des deux à la fois ?
Alors que les Etats-Unis interdisent à leurs ressortissants d’avoir une correspondance avec un gouvernement étranger au sujet d’un différend ou d’une simple controverse les concernant, on prétend toutefois que Cuba permette au gouvernement d’une puissance impérialiste de recruter et d’utiliser des mercenaires qui, non seulement maintiennent une correspondance avec ledit gouvernement, mais en plus suivent ses instructions et accomplissent des missions qui tendent à favoriser contre leur propre peuple une politique étrangère d’hostilité et d’agressions, et qui visent au renversement des autorités légitimement élues et à la destruction du système constitutionnel que tout un peuple a entériné !

Les droits et les libertés sanctionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, comme le stipule clairement l’article 29, alinéa 3, « ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies », dont, entre autres, donc, l’égalité souveraine des Etats, l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque pays.

Demander au gouvernement cubain de libérer les mercenaires jugés et condamnés par des tribunaux compétents et indépendants en vertu des lois votées par le Parlement, ou de réduire leurs peines, revient à lui demander d’interférer dans le fonctionnement du système judiciaire et à ouvrir la voie à l’impunité. Ce serait violer non seulement la Constitution et les lois cubaines, mais encore tous les principes et toutes les normes du droit international.

Le cas des mercenaires jugés et condamnés pour des actes contre l’indépendance et l’intégrité territoriale de Cuba

Appliquant les décisions et instructions du gouvernement de la superpuissance, les mercenaires au service de la sa politique anti-cubaine intensifièrent leurs actions en 2003.

En effet, dès son arrivée à La Havane en septembre 2002, le chef de la Section des intérêts nord-américains a accru la fréquence des réunions avec ses agents mercenaires recrutés dans l’île. Il a aussi intensifié ses déclarations et ses actions d’ingérence et de provocation, qui violent les normes élémentaires concernant la conduite des diplomates.

Notre gouvernement a, par les canaux diplomatiques, averti la représentation étasunienne et son chef qu’ils violaient les lois cubaines et internationales, tâchant de les persuader de cesser leurs conduites provocatrices et illégales. Or, le chef de la Section n’en a fait aucun cas, organisant des actions subversives encore plus graves.

Cuba a fait preuve de patience et de tolérance, mais les choses en étaient arrivées à un point insoutenable pour la sécurité du pays, compte tenu de la volonté délibérée de la Section des intérêts de fomenter la confrontation et la subversion. Cuba ne pouvait admettre cette violation flagrante en toute impunité des lois cubaines et internationales. Cuba devait protéger l’ordre constitutionnel établi par son peuple et faire respecter l’autorité de son gouvernement légitimement élu. Elle n’avait pas d’autre choix. Elle devait agir d’une façon souveraine et résolue en appliquant ses lois, comme l’aurait fait n’importe quel autre pays au monde.

C’est compte tenu de cette escalade et de la gravité des faits commis par ces mercenaires – atteinte à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’économie de l’Eta cubain – que plusieurs dizaines ont été arrêtés les 18 et 19 mars 2003 et jugés les 4, 5 et 7 avril.

Vingt-neuf procès publics se sont déroulés dans différentes provinces du pays. Les tribunaux ont imposé des peines de privation de liberté allant de six à vingt-huit ans. Malgré la gravité des faits et les dangers que ces actions représentaient pour la sécurité du pays, aucun n’a été condamné à la peine capitale ni à la perpétuité, comme l’a dit faussement la propagande anti-cubaine.

Les forces de l’ordre n’ont pas recouru à la moindre violence ni à la moindre force pour arrêter les mercenaires qui n’ont pas opposé de résistance car ils savaient parfaitement quel était leur crime et ne manquaient tant de raison morale que de principe de dignité.

La plupart de ces mercenaires purgent actuellement leur peine, tandis que quinze ont bénéficié d’une « licencia extrapenal » (permission hors prison) pour des raisons strictement humanitaires.

Tous les condamnés réalisaient des activités visant au renversement de l’ordre politique, économique et social dont le peuple cubain a fait choix et qui est entériné dans la Constitution. Les tribunaux ont prouvé la responsabilité de chacun dans des actions qui constituent des crimes visant directement à porter atteinte à la souveraineté de la nation. Tous agissaient sur financement et instructions d’une puissance étrangère, qui plus est ennemie de notre pays.

Aucun n’a été jugé et condamné pour avoir exercé ou défendu la liberté d’opinion ou d’expression. Leur seul dénominateur commun est l’amour démesuré de l’argent et le mépris de leur patrie et de leur peuple. Ils ont tous été responsables de graves crimes au service de la superpuissance qui tente de faire plier leur peuple par la faim et la maladie. Ils servaient tous les visées impériales d’une administration qui a brutalement renforcé le blocus génocide en vigueur depuis maintenant plus de quarante ans et qui a aggravé à des niveaux sans précédent son hostilité et ses agressions contre l’île.

Ils ont agi au détriment des droits de l’homme du peuple cubain, notamment contre l’exercice de ses droits à l’autodétermination, au développement et à la paix, les circonstances aggravantes étant qu’ils les ont violés selon les instructions et grâce aux financement de ceux qui, aux Etats-Unis, prétendent provoquer une crise artificielle servant de prétexte à une agression militaire.

Ils ont tous participé à la fabrication de faux prétextes en vue d’aggraver et de renforcer la politique d’hostilité, de blocus et d’agressions des Etats-Unis contre le peuple cubain.

Quels sont les faits précis qui ont déterminé la condamnation des soixante-quinze mercenaires ?

• Participation systématique aux réunions convoquées par la Section des intérêts nord-américains à La Havane autour de législateurs et d’hommes d’affaires de ce pays en vue d’entraver les efforts de ceux qui, aux USA, travaillent à alléger ou à faire lever le blocus appliqué à Cuba. Les mercenaires condamnés ont travaillé avec ardeur en faveur du blocus appliqué à leur peuple et contre la mise en œuvre des résolutions par lesquelles l’Assemblée générale des Nations Unies a exigé – la dernière en date par le vote de 182 Etats membres – la fin de cette politique unilatérale et illégale. Bref, ils ont violé non seulement la loi cubaine, mais encore les normes coutumières du droit international.
• Fabrication de statistiques erronées et de rumeurs ou dénaturation d’informations sur l’économie et la société cubaines en vue de faire fuir les investisseurs étrangers déjà à Cuba ou d’apeurer les investisseurs potentiels, et d’aggraver ainsi les retombées du blocus étasunien sur l’exercice des droits de l’homme par le peuple cubain. Ces mercenaires en sont même arrivés à menacer les investisseurs étrangers en leur faisant savoir qu’une fois détruit l’ordre constitutionnel en place, leurs investissements ne seraient pas respectés.

• Conspirations et plans exécutés sur instructions de l’administration étasunienne et de la mafia terroriste anti-cubaine de Miami en vue de déstabiliser le pays et de provoquer le renversement de l’ordre constitutionnel décidé souverainement par le peuple cubain. Ils ont fomenté, organisé et exécuté des plans visant à causer des troubles, du désordre et le mécontentement de la population, prétendant provoquer une situation insurrectionnelle qui liquiderait l’ordre juridique et institutionnel du pays ou, du moins, fabriquer une image d’une situation de chaos et d’anarchie telle qu’elle justifierait une intervention extérieure.

• Réception en échange de leurs services criminels contre Cuba d’argent et de cadeaux de la part du gouvernement des Etats-Unis et de la mafia terroriste anti-cubaine de Miami.

• Communications et réunions périodiques avec des officiers et des agents avérés des services de renseignements des Etats-Unis et des meneurs et des messagers de la mafia terroriste cubano-américaine. Suivant des instructions précises, ils cherchaient et remettaient à la Section des intérêts des Etats-Unis des informations à valeur opérationnelle et stratégique concernant l’économie et la sécurité nationale.

• Fabrication d’allégations mensongère en vue de faire du tort à l’image du pays. Ces mensonges, remises aux services étasuniens en échange d’argent, étaient abondamment utilisées dans les campagnes médiatiques orchestrées par les organes du gouvernement étasunien et ayant eu des retombées négatives sur des activités vitales du pays, tel le tourisme.

• Dénaturation du rôle de Cuba dans la coopération internationale dans des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, contre le trafic de drogues et contre le trafic d’êtres humains, ou encore la promotion et la protection des droits de l’homme, et répétition des mensonges fabriqués de toutes pièces par les services secrets étasuniens en vue de fournir à l’administration des prétextes pour continuer d’inscrire notre pays sur toutes les listes où celle-ci se permet de qualifier publiquement la « mauvaise conduite » d’autres gouvernements.

• Fabrication de fausses nouvelles et de rumeurs qui portent atteinte à la dignité de millions de Cubains et de leurs représentants légitimes.

• Actions mettant en danger l’intégrité corporelle et le droit à la vie de millions de Cubains et de Cubaines, et l’indépendance conquise au prix du sang, de la douleur et du sacrifice de millions de ses meilleurs citoyens et citoyennes.

Plusieurs des mercenaires condamnés disposaient de « laissez-passer » permanents à la Section des intérêts nord-américains, un privilège que les ambassades et autres institutions similaires dans le monde ne réservent qu’à leurs fonctionnaires et employés.

Au cours des procès, l’accusation présentèrent des récépissés et des factures relatifs à des envois d’argent ou des dons en nature du gouvernement nord-américain, remis aux mercenaires par différentes voies : à travers des sociétés commerciales ; à travers des organisations de la mafia terroriste anti-cubaine de Miami ; à travers des messagers ou « mulets » qui entraient à Cuba comme « touristes » ou tout simplement directement à travers les fonctionnaires de la Section des intérêts à La Havane.

Ainsi, Oscar Espinosa Chepe, selon les récépissés et les factures saisis, toucha du gouvernement nord-américain et de ses agents, de janvier 2002 à janvier 2003, au moins 7 154 dollars. On retrouva chez lui, dissimulés, 13 660 dollars, dont il ne put pas justifier la possession par des moyens licites.

Héctor Palacios avait chez lui presque 5 000 dollars, à titre de rétribution de ses activités mercenaires au service du gouvernement nord-américain.

Marta Beatriz Roque, bénéficiant d’une Licence extra pénale en juillet 2004, avait touché 70 141 dollars en provenance des États-Unis jusqu’au 20 juin 2005.

Tous les mercenaires furent condamnés en vertu de l’article 91 du Code pénal cubain (loi 62 de 1987), et la Loi 88 de 1999, « Protection de l’indépendance nationale et l’économie cubaine », promulguée à titre de « loi-antidote » face à la politique d’hostilité des Etats-Unis contre Cuba, notamment face à application de la loi Helms-Burton.

Il serait convenable de rappeler que Cuba n’est pas le seul Stat au monde à avoir qualifié de délit le fait de coopérer à l’application de la loi Helms-Burton ou de lui obéir. L’Union européenne a aussi adopté un règlement à cet égard.Le Canada, le Mexique, l’Argentine et d’autres pays ont adopté des lois qui punissent le fait de coopérer a son application ou de s’y plier.

Le délit en vertu duquel les mercenaires furent condamnés -« Actes contre l’indépendance ou l’intégrité territoriale de l’Etat – est caractérisé dans l’article 91 du Code pénalcubain:

« Article 91 : Quiconque, dans l’intérêt d’un Etat étranger, exécuterait un fait en vue de porter tort à l’indépendance de l’Etat cubain ou à l’intégrité de son territoire, est passible d’une peine de privation de liberté allant de dix à vingt ans ou de la peine de mort. »

S’il faut en croire les lois de nombreux pays du monde entier, les conduites et les faits graves commis par les mercenaires les auraient rendus passibles de peines encore plus sévères que celles qui leur ont été infligées à Cuba.

L’instruction s’est faite selon une procédure sommaire, compte tenu de la gravité des circonstances, en conformité avec la loi nº 5 de 1977, dite de Procédure pénale, aux termes de laquelle le président du Tribunal suprême possède la faculté de raccourcir les délais de mise en place du procès, en aucun cas de limiter les garanties de l’application régulière de la loi.

Ce genre de procédure existe dans les législations de plus d’une centaine de pays au monde, dont les Etats-Unis. À Cuba, elle date de la Loi de jugement criminel de 1888 qui est restée en vigueur comme loi de procédure jusqu’en 1973 où le pays adopta de nouvelles réglementations dont beaucoup en provenaient.

Les mercenaires n’ont pas été jugés et condamnés par le gouvernement cubain, mais par des tribunaux compétents et indépendants qui ont respecté toutes les garanties de l’application régulière de la loi.

Tous les inculpés ont eu droit à un avocat qui, selon la loi cubaine, peut être nommé par eux (ce qui a été cas de 80 p. 100) ou, à défaut, commis d’office. Tous les avocats ont eu accès aux dossiers au préalable.

Les saisies et confiscations de biens ont toujours eu lieu sur mandat judiciaire et une fois prouvée leur origine illicite.

Il n’existe pas la moindre évidence que les autorités compétentes aient recourue à la coercition, aux pressions, aux menaces ou au chantage pour obtenir des déclarations et des aveux de la part des inculpés.

Tous les inculpés ont exercé le droit d’être écoutés durant le procès par des tribunaux civils ordinaires, constitués au préalable dans les provinces respectives, comme le prévoit la loi cubaine. Aucun tribunal spécial n’a été créé à ces fins.

Aucun juge spécial ou d’urgence n’a été nommé. Tous les magistrats exerçaient normalement leur fonction quand les procès ont débuté.

Chaque mercenaire inculpé a été jugé en audience publique, a été écouté par les tribunaux et les magistrats compétents, a exercé son droit à un avocat de la défense et à présenter des témoins et des experts qui ont pu être interrogés par les avocats de la défense.

Les procès ont été publics et contradictoires. Une centaine de personnes en moyenne a assisté à chacun, soit un total de trois mille personnes, essentiellement des proches, en plus de témoins, experts et autres Cubains.

Tous les inculpés et leurs avocats ont eu le droit de fournir des preuves et des témoins à décharge, en sus de ceux présentés durant l’instruction ainsi que par le parquet. Les avocats de la défense ont présenté vingt-huit témoins différents de ceux des témoins à charge, dont vingt-deux, soit la grande majorité, ont été autorisés à comparaître à ce titre durant les procès. Tous les avocats de la défense ont eu connaissance du dossier de l’accusation avant le procès.

Tous les inculpés ont eu le droit, en conformité avec la loi cubaine et comme cela leur a été notifié durant le procès, de se pourvoir en appel devant une instance supérieure à celle qui les avait jugés, en l’occurrence le Tribunal suprême. La plupart l’ont fait.

Aucun n’a été jugé pour avoir exercé l’un des droits de l’homme reconnus dans la Déclaration universelle pertinente, telles les libertés d’opinion, d’expression ou d’association.

Les mercenaires condamnés ne sont ni des « syndicalistes », ni des « journalistes » ni, à plus forte raison, des « bibliothécaires » « indépendants », comme les ennemis de la Révolution cubaine le répètent à satiété.

Aucun d’eux n’était journaliste, encore moins « indépendant ». Aucun n’informait de ce qu’il se passait dans la réalité, ils fabriquaient des mensonges ou tout simplement dénaturaient à dessein les faits, en accord avec les diktats et l’argent de Washington. Plusieurs de ces « journalistes indépendantes » avaient du mal à écrire une seule ligne sans faute d’orthographe ou de grammaire. Ils n’étaient pas indépendants puisqu’ils suivaient des instructions et travaillaient comme salariés d’un gouvernement étranger qui faisait office de censeur, de rédacteur en chef et de propriétaire unique et monopolistique tant des médias qui diffusaient leurs « écrits » que de leurs cerveaux.

Aucun d’eux n’était dirigeant syndical et ne pouvait l’être pour la simple raison que la majorité écrasante ne travaillait plus, de leur propre volonté, depuis des années. Ils vivaient de l’argent qu’ils touchaient au titre des missions mercenaires qu’ils réalisaient au service du gouvernement nord-américain et de la mafia terroriste cubano-américaine de Miami. Aucun d’eux n’avait le moindre contact avec un lieu de travail ou un groupement de travailleurs à Cuba. Ils ne pouvaient donc pas occuper des fonctions syndicales. Et jamais aucun groupe de travailleurs ne les avait élus comme représentants de leurs intérêts.

Il suffit d’examiner les statistiques publiées par l’entité officielle nord-américaine ‘’Fondation Nationale pour la Démocratie’’ (NED en anglais) pour constater l’engagement brutal de la part des autorités de Washington sur le financement de leurs mercenaires à Cuba. Le programme anti-cubain de la NED en 2005 a prévu 17 rubriques pour garantir une partie de l’argent versé aux salariés de la politique anti-cubaine des États-Unis, dont les fonds ont atteint 2. 365 millions USD.

L’existence à Cuba de « bibliothécaires indépendants » est une plaisanterie. Peu de pays au monde a créé autant de bibliothèques publiques avec une telle variété de titres accessibles librement à tout intéressé. Peu de pays ont, par rapport à leurs dimensions et à leur population, publié autant de titres et d’auteurs des régions les plus diverses et les a vendus à des prix aussi modiques.

Sans compter les bibliothèques existant dans pratiquement toutes les écoles et universités, presque 413 bibliothèques publiques prêtent des services gratuits à Cuba, plus de 8 000 bibliothèques scolaires et des centaines de bibliothèques spécialisées. Seulement à la Foire internationale du livre 2006, qui a touché trente-cinq villes, plus de 1 000 titres, soit plusieurs millions d’exemplaires, du meilleur de la littérature universelle ont été vendus à des prix incomparablement plus bas que n’importe où au monde.

Des organisations professionnelles des Etats-Unis et d’ailleurs, après avoir réalisé des recherches sur place au sujet de ces prétendus « bibliothécaires indépendants », ont pu corroborer la fausseté des allégations lancées dans le cadre des campagnes contre Cuba. Aucun des mercenaires n’était bibliothécaire, à plus forte raison indépendant.

Lors de l’Assemblée générale de l’International Fédération of Librairie Associations anda Institutions (IFLA) tenue à Boston (Etats-Unis) en 2001, une résolution présentée par des bibliothécaires cubains et nord-américains et voté par 86 p. 100 des participants : « 7. Exhorte le gouvernement américain à distribuer largement à Cuba tout matériel d'information, spécialement aux bibliothèques cubaines, et pas seulement avec des "individus ou des organisations non gouvernementales indépendantes" qui représentent les intérêts politiques des États-Unis. » [Cf. le site web de la Bibliothèque nationale José Martí (http://www.bnjm.cu/bnjm/espanol/index_e.asp) et son site web Librínsula, publication numérique ayant à voir avec cette question
(http://www.bnjm.cu/librinsula/2004/febrero/08/index.htm.)]

Cette résolution décrivait clairement les prétendus « bibliothécaires indépendants » comme des représentants des intérêts politiques des Etats-Unis à Cuba. Bien mieux, elle exhortait le gouvernement nord-américain à mettre fin à sa pratique nocive de bloquer l’accès de l’immense majorité des citoyens cubains à la littérature nord-américaine de leur intérêt, en particulier aux publications scientifiques et universitaires dans des domaines aussi sensibles que la médecine.

Cette résolution se fondait sur les rapports spéciaux que la commission Free Access to Information and Freedom of Expression (FAIFE) de l’IFLA avait présentés en 1999 et en 2001, ainsi que sur une visite de cette Commission et de l’American Librarian Association (ALA) qui parcoururent librement la nation et ses bibliothèques.

Dans la communication intitulée « Payment for Services Rendered: U.S.-Funded Dissent and the Independent Libraries Project » (Paiement pour services rendus : une dissidence financée par les Etats-Unis et le Projet de bibliothèques indépendantes) et présentée à la table ronde « Cuba aujourd’hui » lors du Conseil de la côte du Pacifique sur les études latino-américaines, réuni le 8 et 9 novembre 2002 à l’Université de l’Est (Los Angeles), Mme Rhonda L. Neugebauer, bibliographe de l’Université de Californie (Riverside), témoigna de la visite qu’elle avait faite à Cuba en 2000 à plus d’une douzaine de « bibliothèques indépendantes » et aux bibliothèques publiques du pays, en compagnie de Larry Oberg, bibliothécaire de l’université de Willamette. On trouvera ci-après un extrait de cette communication :

« En nous entretenant avec leurs propriétaires, nous avons découvert que ces "bibliothèques indépendantes" étaient des points de remise de matériaux et de contact, soigneusement choisis, par le personnel de la Section des intérêts nord-américains et par d’autres, qui s’y rendaient fréquemment pour remettre des documents et de l’argent. Pour pouvoir accepter des matériaux antigouvernementaux et augmenter le nombre de "bibliothèques", les "bibliothécaires" touchaient des émoluments mensuels à titre, comme l’un d’eux le qualifiait, de "services prêtés". »

« Nos entretiens avec eux contrastent en grande mesure avec la campagne lancée par ceux qui les financent aux Etats-Unis et nous ont permis de constater que les communiqués distribués aux Etats-Unis au sujet de ces "locaux" étaient faussés à dessein et à motivation politique. »

Parmi certains traits communs permettant d’identifier les mercenaires comme des soi-disant ‘’bibliothécaires indépendants’’, l’auteur a décrit les suivants :

« Ils avaient été emprisonnés non pour leurs activités de bibliothécaires, mais pour leurs activités illégales et pour avoir organisé des opérations politiques dirigées de l’étranger. »
« Ils sont conscients des connexions politiques, financières et diplomatiques de leur travail avec le gouvernement nord-américain. »

La liberté d’opinion et d’expression est garantie à Cuba. Il n’existe pas d’analphabètes. Tous les citoyens ont droit à l’information la plus complète afin que chacun puisse décider de la vérité par soi-même. La loi interdit les monopoles privés de l’information et de la communications, nationaux ou transnationaux, qui imposent dans d’autres pays les idées et le vues des élites de pouvoir.

Le pays travaille intensément à des programmes d’éducation et de culture générale intégrale qui permettent de faire face avec succès à l’intoxication idéologique et culturelle de l’impérialisme, soutenue par les activités des transnationales états-uniennes de l’information et des loisirs.

À Cuba, toute personne a accès aux moyens d’information et de communication qui sont utilisés en fonction des besoins élevés de la société et de l’éducation des enfants et des jeunes, dans un esprit de justice sociale, de liberté, d’égalité et de solidarité humaine.

Les soins médicaux fournis aux mercenaires en prison. La vérité sur certains des cas les plus notoires de la campagne médiatique contre Cuba.

La dignité humaine et l’intégrité corporelle et psychique des mercenaires incarcérés ont été rigoureusement respectées; ils ont bénéficié des mêmes larges avantages que l’ensemble de la population carcérale. (Cf. le chapitre 6 de la Troisième Partie du présent document.)

Il est absolument faux d’affirmer que les droits de l’homme d’un seul d’entre eux ont été violés.

Aucun d’eux n’a été victime de châtiments corporels, de traitements cruels, inhumains et dégradants ou d’humiliation ou de vexation. Aucun d’eux n’a été victime d’une réduction de l’alimentation ou de l’eau potable, ou privé d’excellents services médicaux absolument gratuits dont bénéficient l’ensemble de la population et l’ensemble des détenus.

Les mercenaires ne font l’objet d’aucune discrimination par rapport au reste de la population carcérale : ils bénéficient, au même titre que le reste des prisonniers, des soins médicaux adéquats, y compris des services d’urgence, et de tous les avantages et droits que la législation et les règlements leur reconnaissent.

Ils ont le droit de recevoir des visites de leurs proches, d’établir des communications téléphoniques et d’échanger de la correspondance, et bénéficient tous d’exercices physiques en plein air.

Ils ont le droit, s’ils le souhaitent, de recevoir une assistance spirituelle et religieuse.

Tous les mercenaires ont le droit d’utiliser le « pavillon conjugal » pour recevoir leur conjoint. Ils ont aussi le droit de voir la télévision aussi longtemps que dure la programmation et de bénéficier d’autres médias.

Ils bénéficient tous de soins et de traitements médicaux de qualité, dont les urgences, les soins dentaires et les consultations spécialisées.
Des médecins et des personnels infirmiers très qualifiés s’occupent des mercenaires chaque fois que ceux-ci se plaignent de quelque chose, ou chaque fois que les parents et les proches, ou les gardiens et les fonctionnaires, et d’autres prisonniers le demandent ou le suggèrent.

Ceux qui en ont eu besoin ont été hospitalisés dans les salles prévues à cet effet des hôpitaux normaux, où on leur garantit l’accès aux nouvelles techniques et aux médicaments mis au point dans le pays.

Chaque mercenaire ayant besoin d’un régime alimentaire spécial en a bénéficié. Dans la plupart des cas, les maladies dont ils souffrent ont été contractées avant leur incarcération.

Dans tous les cas, les proches ont été dûment et opportunément informés par les médecins de l’évolution, des traitements et des soins médicaux prescrits et réalisés. Les autorités pertinentes ont toujours répondu aux inquiétudes soulevées par les mercenaires dans ce domaine.

Des représentants du corps diplomatique accrédité à Cuba ont eu l’occasion, en octobre 2004, de visiter différentes prisons où ils ont pu constater les caractéristiques du système pénitentiaire cubain et de sous-système de santé, ainsi que les avantages et les droits dont bénéficient les détenus, où ils ont reçu une large information et pu dialoguer avec les détenus des deux sexes.

Les fonctionnaires de Washington ont toujours plus de mal à poursuivre leur campagne de calomnies et d’intoxication sur la situation de leurs mercenaires à Cuba.

Prenons, à titre d’exemple, les cas d’Oscar Elías Biscet, Héctor Palacios Ruíz y José Luis García Paneque, tous les trois arrêtés et condamnés pour leurs activités mercenaires au service de la politique d’hostilité et d’agressions des États-Unis contre Cuba, en vertu de la Loi 88 de 1999. Tous entretenaient des liens étroits de complicité avec des fonctionnaires de la Section des intérêts des États-Unis à la Havane. Biscet et Palacios possedaient un laissez-passer permanent signé par le Chef de ce siège diplomatique, leur facilitant l’accès libre à toute heure du jour et de la nuit.

Depuis son arrestation, Elías Biscet a violé fréquemment le règlement disciplinaire à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire où il se trouve. Il a été protagoniste de plusieurs actes de désobéissance et de provocations aux autorités et a même incité d’autres reclus à enfreindre les règles de vie en prison. Les autorités pénitentiaires se sont vues contraintes à lui appliquer les sanctions prévues dans les cas de conduite indisciplinée, conformément au règlement disciplinaire en vigueur et dans le strict attachement aux Règles minima pour le traitement des détenus, adoptées en 1955, lors du Premier Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants, tenu à Genève.

Son épouse, Elsa Morejón Hernández, est étroitement liée à la Section des intérêts des États-Unis à la Havane. Par son intermédiaire, elle touche des sommes considérables d’argent et reçoit des matériéls provenant des rubriques publiques et secrètes que le Gouvernement états-unien et ses agences de sécurité destinent à la destruction de l’ordre constitutionnel cubain.

Aussi bien Biscet que son épouse entretiennent en plus des liens opérationnels étroits et ils sont instruits et soutenus par des groupements terroristes et anti-cubains opérant depuis Miami.

Biscet a allégué avoir des antécédents d’hypertension artérielle, dislipidémie et gastrite, un diagnostic qui n’a pas pu être avéré par le personnel médical de cet établissement pénitentiaire, car il a refusé de recevoir des soins médicaux. En réponse à ses déclarations, un traitement à base de clortalidona et d’aténolol lui a été prescrit. Elias Biscet suit un programme d’automédication soutenu par sa famille, car il refuse les médicaments que lui ont été fournis par les médecins de la prison.

Malgré son opposition aux règles pénitentiaires et son refus des soins et du traitement médicaux que lui ont été dispensés, cet individu reçoit les visites de son épouse, son frère et ses parents, et maintient des contacts périodiques avec son épouse, soit par voie postale, soit par téléphone. À cet effet, il dispose de 100 minutes chaque mois.

Aucun droit de Biscet n’a été violé et jouit d’un bon état de santé. Il n’existe pas une seule preuve démontrant que de prétendus sévices lui ont été infligés ni que l’assistance et le traitement médicaux dont il pourrait avoir besoin d’après son dossier médical, lui ont été lésinés.

Biscet agit en mercenaire au service de la puissance violatrice des droits de l’homme du peuple cubain et il fut donc jugé en tant que tel conformément aux lois en vigueur à Cuba.

Il a été maintes fois responsable des actions visant à provoquer une crise qui pourrait être prise comme prétexte pour une invasion militaire du Gouvernement des États-Unis à Cuba.

Héctor Palacios Ruiz, non seulement il a été payé et a reçu des instructions émanant du Gouvernement états-unien et d’autres organisations de la mafia terroriste et anti-cubaine de Miami, sinon il entretenait aussi des relations étroites avec le notoire terroriste et agent de la CIA, Carlos Alberto Montaner, résidant à Miami.

Il intégrait le groupe des mercenaires choisis par la Section des intérêts des États-Unis à la Havane pour établir des contacts avec des congressistes, sénateurs et d’autres personnalités nord-américaines qui avaient visité notre pays. Sa mission consistait à décourager toute initiative en faveur d’un changement de la politique d’hostilité et d’agressions contre Cuba.

Héctor Palacios a un dossier plein de déshonnêteté et d’opportunisme. En 1985, il fut suspendu de ses fonctions administratives pour malversation et détournement des ressources. L’argent et les ressources matérielles enlevés à la propriété sociale du peuple, il les destinait à entretenir une amante.

Sur les instructions et avec le financement de la Section des intérêts des États-Unis à la Havane, son épouse, Gisela Delgado, diffuse de fausses allégations sur l’état de santé de Palacios Ruiz.

L’état de santé de Héctor Palacios est bon et parfaitement compatible avec ses conditions de réclusion.

Il en va de même pour le cas de José Luis García Paneque. Comme tous les autres, Paneque fut jugé pour ses activités mercenaires au service de la politique d’hostilité et d’agressions de l’administration états-unienne contre Cuba. Il maintenait des relations de conspiration avec des fonctionnaires de la Section des intérêts des États-Unis à la Havane. Il recevait chez lui même son ancien Chef, James Cason. Il réalisa des actions visant à la destruction de l’ordre constitutionnel entériné par la majorité écrasante du peuple cubain.

On prouva en procès public qu’il recevait de l’argent et des instructions du gouvernement états-unien et des organisations de la maffia anti-cubaine de Miami qui lui sert de complice dans ses actions contre la souveraineté et l’existence même d’une nation cubaine indépendante.

Paneque présente des antécédents d’asthme bronchiale et depuis son entrée en prison il a eu des épisodes d’anxiété et dépression. Pour cette raison il a été évalué à plusieurs reprises par la spécialiste en psychiatrie qui a interprété son état comme un réaction situationnelle anxieuse et dépressive emmenant à son hospitalisation afin de lui offrir un traitement strict.

Il eut des diarrhées, des coliques et enregistra une perte de poids étant évalué par des spécialistes de médicine interne et gastrœntérologie. Ils diagnostiquèrent une colite par giardiase sévère et appliquèrent le traitement adéquat.

A ce moment il est soumis à un traitement médical de suite, à une diète et à des suppléments vitaminiques. Paneque mange peu à partir de sa propre décision de perdre de poids pour donner l’apparence d’une condition physique détériorée et obtenir de cette manière une licencia extrapenal par des raisons de santé.

Son Épouse, Yamilé de los Angeles Llanes Labrada, diffuse des fausses allégations sur de mauvais traitements infligés à son époux, sous les instructions et avec le financement de la SINA à La Havane. Elle entretient aussi des liens avec des éléments de groupes terroristes d’origine cubaine opérant depuis Miami.

Dans le cas Paneque, malgré d’avoir exprimé à plusieurs reprises son intérêt d’émigrer aux Etats-Unis à travers le Programme des réfugiés de la SINA à La Havane, on lui a été refusé ce bénéfice par les autorités de la SINA en lui exigeant de continuer à « faire du zèle et rendre service ».

Tous les mercenaires en prison, tel que la population pénale restante à Cuba jouissent de vastes bénéfices comme : des visites familières, le droit à utiliser le pavillon conjugal, des appels téléphoniques (100 minutes par moi) et l’assistance religieuse.

Le bénéfice des permissions hors prisons.

La récente relaxe en 2004 et 2005 de quinze mercenaires à titre de « licencia extrapenal » (permission hors prison) pour des raisons de santé a assené un coup dur aux campagnes médiatiques. Aucun d’eux n’a pu présenter la moindre preuve crédible qu’il ait été maltraité, humilié ou molesté ; aucun n’a vu son état de santé s’affaiblir à cause des conditions de réclusion ou du traitement reçu en prison ; aucun n’a pu prouver qu’il ait été privé de soins médicaux ou que ceux-ci lui aient été lésinés.

La relaxe de ces quinze mercenaires a été justifiée – il faut le préciser – par des raisons purement humanitaires. Ils ont tous eu la possibilité de se soumettre volontairement aux examens médicaux nécessaires à la délivrance de cette « permission hors prison ».

Toutes les « permissions hors prison » délivrées aux mercenaires ont été avalisées par des critères médicaux rigoureux.

La délivrance d’une « permission hors prison » à ces gens prouve une fois de plus la nature magnanime, le profond humaniste et l’absence de rancune et de haine de la Révolution cubaine qui, comme nous l’avons déjà dit, a donné dans l’histoire des exemples irréfutables à ce sujet. L’Armée rebelle partageait dans la Sierra Maestra ses rares médicaments et aliments avec les soldats de la tyrannie faits prisonniers ou blessés ou malades. Existe-t-il un exemple plus clair de traitement humanitaire que celui qui a été accordé aux mercenaires capturés après la défaite de l’invasion de Playa Girón ?

La « permission hors prison » peut être délivrée pour la durée pertinente et pour des motifs justifiés. L’article 31 du Code pénal cubain signale à l’alinéa 3b et à l’alinéa 4 :

(…) 3. En ce qui concerne les condamnés à une peine de privation de liberté temporaire :

(…) b) Le tribunal les ayant condamnés pourra leur octroyer, pour des motifs justifiés et sur demande, une « permission hors prison » pour la durée qu’il estimera nécessaire. Elle pourra aussi être concédée pour des motifs extraordinaires par le ministre de l’Intérieur qui devra en informer le président du Tribunal suprême populaire.

4. La durée de la « permission hors prison »et des autorisations de sortie de l’établissement pénitentiaire visées à l’alinéa précédent est créditée au terme de la peine privative de liberté, pourvu que le condamné ait observé une bonne conduite durant le temps de la permission ou de l’autorisation. De même les réductions de peine concédées au détenu durant sa purge sont créditées au dit terme.

Le fait que cette « permission hors prison » existe dans le code pénal cubain et qu’elle soit appliquée dûment dans les cas pertinents ratifie une fois de plus le caractère foncièrement humain du système pénitentiaire cubain. Le respect de la légalité fait partie de la culture des autorités cubaines et guide leur manière d’agir.

Quelle différence avec ce qu’il se passe dans les prisons états-uniennes ou dans le vrais camps de concentration établis dans le périmètre de la base navale de Guantánamo !

Quelle différence de traitement humain et respectueux de détenus entre les établissements pénitentiaires cubains et les tortures et les humiliations systématiques infligées par les troupes états-uniennes aux prisonniers iraquiens !

Quelle différence abyssale entre le traitement octroyé à ces mercenaires dans les prisons cubaines et celui que reçoivent les cinq compatriotes incarcérés injustement dans des prisons états-uniennes pour avoir lutté contre le terrorisme !

S’en tenant strictement à la raison et au droit, respectant rigoureusement la dignité et l’intégrité corporelle et psychique de tout être humain, Cuba continuera d’adopter les mesures pertinentes pour défendre le peuple de la politique d’hostilité, de blocus et d’agressions de l’administration états-unienne.

Les mercenaires d’une puissance étrangère qui s’efforce de détruire l’ordre constitutionnel mis en place par le peuple cubain ne jouiront jamais de l’impunité, ils n’en jouiraient non plus dans aucun autre Etat souverain qui respecte la volonté des citoyens.

Les lois cubaines fixent le cadre dans lequel les transgresseurs sont punissables. Le gouvernement cubain fera accomplir les dispositions inscrites dans les lois votées par l’Assemblée nationale du pouvoir populaire en représentation du peuple et après de larges consultations avec lui. La Constitution et les lois expriment la volonté souveraine de l’ensemble du peuple cubain et personne ne peut se situer au-dessus d’elles.

Cuba sait que la raison et la justice sont de son côté.


 

Recomendar este sitio:

Ultima actualización: 28.08.2006
Copyright © Ministerio de Relaciones Exteriores de la República de Cuba, 2004