LIVRE BLANC 2006 >> TROISIÈME PARTIE >> CHAPITRE 4

CHAPITRE 4 : L’EDUCATION, UNE REVOLUTION DANS LA REVOLUTION. L’EDUCATION, LA CULTURE ET LE SPORT AU SERVICE DE TOUS LES CUBAINS

Cuba continue d’avancer sans faiblir vers la pleine concrétisation des droits économiques, sociaux et culturels de toute la population. La nouvelle révolution éducationnelle en cours, la bataille colossale pour engendrer une culture générale intégrale dans l’ensemble du peuple et les nouveaux développements du sport massif en fonction de la qualité de la vie s’inscrivent entièrement, comme cela a toujours été dans la Révolution cubaine, dans la mise en œuvre des principes sine qua non de justice, de solidarité et d’équité, ainsi que dans la défense de nos valeurs patriotiques, de la solidarité et de l’internationalisme.

La recrudescence du blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement étasunien au peuple cubain, pas plus que les lourdes retombées des phénomènes climatiques qui ont frappé l’île l’an dernier, n’ont pu freiner l’œuvre créatrice de la Révolution qui, en plus de quarante ans de transformations, a formé et multiplié un capital humain hautement développé, ce que l’ensemble de la communauté internationale a été contrainte de reconnaître.

L’Éducation: Un droit de tous les Cubains

Un des domaines où les avancées sont les plus tangibles et les plus remarquables est sans aucun doute l’éducation, qui est un droit accessible avec la qualité requise à tous les Cubains.

En 2005, le pays a redoublé d’efforts pour parvenir à l’excellence dans le système d’éducation à tous les niveaux, dans le cadre de la révolution éducationnelle en cours, les nombreux programmes et projets de la Bataille d’idées ayant eu à cet égard un impact significatif. La valeur ajoutée des services sociaux que prête le pays, dont, en particulier, les expériences et les acquis du système éducatif – qui ont favorisé non seulement les Cubains, mais encore d’autres peuples du monde – a contribué à la croissance de 11,8 p. 100 enregistrée par l’économie cubaine en 2005.

Le pays a consenti de gros efforts dans le domaine de l’éducation dès les premiers moments de la Révolution, compte tenu du triste panorama existant alors. En 1959, environ 30 p. 100 de la population était analphabète, 90 p.100 de la population l’étant même si l’on tient compte des analphabètes fonctionnels. Plus d’un demi-million d’enfants n’avaient même pas d’écoles où aller ; seuls 56,4 p. 100 des enfants allaient à l’école primaire et seuls 28 p. 100 de ceux-ci poursuivaient des études secondaires. Le pays ne comptait que 32 800 instituteurs, dont 10 000 étaient au chômage, tandis que l’éducation spéciale concernant les handicapés moteurs et mentaux était pratiquement inexistante. Le niveau de scolarité moyen de la population âgée de plus de quinze ans n’était que de trois années d’études, et l’accès à l’enseignement supérieur était très limité.

Il fallut, dès les premières années de la Révolution, adopter des mesures immédiates pour éliminer l’analphabétisme et étendre les services éducationnels. L’élimination de l’illettrisme servit de base au développement éducationnel et social atteint ensuite par le pays : la Campagne nationale d’alphabétisation, menée d’un bout à l’autre du pays, permit d’y parvenir en un an (1961) grâce aux efforts et aux sacrifices épiques de milliers de jeunes Cubains. Le Gouvernement révolutionnaire promulgua une loi déclarant l’enseignement public et gratuit, et confiant à l’État cette fonction en tant que devoir incessible et droit de tous les Cubains sans distinguos ni privilèges.

La Révolution créa peu à peu les conditions en matière d’établissements, de matériaux pédagogiques et de capital humain pour garantir aujourd’hui une éducation de qualité, sans distinguos ni discrimination pour motifs d’âge, de sexe, de couleur de la peau, de niveaux de revenus familiaux, d’opinions ou d’idées politiques de l’élève ou de sa famille, ou de lieu de résidence, dans le cadre d’un système à couverture universelle et totalement gratuit à tous les niveaux d’enseignement, supérieur y compris. Le pays en est même arrivé aujourd’hui à universaliser l’enseignement supérieur, autrement dit à créer des collèges universitaires dans toutes les communes du pays. Le pays a aussi progressé dans l’application des principes de justice réelle en matière d’avantages et de possibilités éducationnels, en vue de garantir une vraie égalité des chances dans l’accès à l’enseignement et dans la réussite scolaire.

Le système d’éducation cubain vise à la formation et à l’épanouissement des nouvelles générations dans le cadre d’un enseignement intégral, systématique, participatif, en développement constant, basé sur une série de principes foncièrement interdépendants. Il vise aussi à garantir l’exercice du droit à une éducation de qualité pour tous les Cubains et à former des citoyens solidaires et responsables, respectueux de leurs semblables, défenseurs de la paix et des droits de l’homme. Il prétend renforcer au maximum la qualité en matière d’éducation et de formation intégrale de l’être humain, favorisant le respect des identités culturelles et inculquant des valeurs et des principes qui suscitent la solidarité, la justice sociale, le respect mutuel, l’amour de la patrie et une profonde connaissance du patrimoine historique, culturel et artistique de l’humanité, ainsi que des us et coutumes des peuples.

La Constitution de la République – adoptée en 1976 par referendum par plus de 95 p. 100 des électeurs – stipule à son chapitre V, Education et culture, article 39, alinéa b) ce qui suit :

« L’enseignement est une fonction de l’Etat et il est gratuit. Il se fonde sur les conclusions et les apports de la science et sur la relation la plus étroite avec la vie, le travail et la production. »

L’article 51 stipule :

« Tous les citoyens ont droit à l’éducation. Ce droit est garanti par le vaste système gratuit d’écoles, d’externats, d’internats et de bourses d’études à tous les niveaux et types d’enseignement, et par la gratuité des matériaux pédagogiques, ce qui offre à chaque enfant et jeune, quelle que soit la situation économique de sa famille, l’occasion de faire des études en accord avec ses études, les exigences sociales et les besoins du développement socio-économique. »

« Les hommes et les femmes adultes bénéficient de ce droit, dans les mêmes conditions de gratuité et avec des facilités spécifiques réglementées par la loi, grâce à l’éducation des adultes, à l’enseignement technique et professionnel, à la formation professionnelle dans les entreprises et les organismes de l’Etat et aux cours d’enseignement supérieur ouverts aux travailleurs. »

Principes de base de l’éducation cubaine

1. Caractère universel de l’éducation et accès équitable. L’éducation est un droit et un devoir de tous les Cubains.

2. Liaison étude-travail. Il s’agit d’associer théorie et pratique en vue de créer dans l’enfant une conscience de producteur et de créateur, en éliminant les préjugés relatifs à la division entre travail manuel et travail intellectuel.

3. Participation démocratique de la société à l’éducation. La société est reconnue comme une grande école et l’éducation comme un processus qui dure toute la vie. Ce qui explique la participation de toutes les organisations sociales et organisations de masse et autres ONG à l’éducation, à la conception de la stratégie éducative, à son contrôle et à la prise de décision à tous les niveaux de la société.

4. Mixité et école ouverte à la diversité. La femme et l’homme ont la garantie de pouvoir accéder aux établissements d’enseignement dans toutes les spécialités et professions. Il n’existe aucune discrimination pour des motifs de couleur de la peau, de revenus, d’opinions ou d’idées politiques de l’élève ou de sa famille, etc.

5. Attitude non sexiste. La fillette et la femme ont le droit élémentaire d’accéder au système d’éducation, compte tenu de l’importance du niveau scolaire de la mère dans la formation de ses enfants.

6. Approche différenciée et intégration scolaire. L’approche est différenciée en fonction des besoins et des possibilités de chacun.

7. Gratuité. L’enseignement est gratuit à tous les niveaux.

Le système éducatif cubain a traversé trois moments ou étapes capitales à compter du 1er janvier 1959.

Le premier fut la Campagne nationale d’alphabétisation qui permit d’éliminer l’illettrisme comme phénomène social, tandis que, parallèlement, le pays répondait aux besoins d’instituteurs et de salles de classe afin d’assurer l’universalisation de l’enseignement primaire, non seulement au bénéfice des enfants, mais encore à l’ensemble de la population à tous les endroits du pays.

Le second moment visa à massifier l’enseignement secondaire, ce qui permit d’élever le niveau scolaire de la population cubaine, jeune et adulte, jusqu’à neuf années de classes (premier cycle du second degré complet).

Le troisième, actuellement en cours, introduit une profonde révolution éducationnelle visant à universaliser l’enseignement supérieur et à garantir une culture générale intégrale à l’ensemble de la population, afin de matérialiser le concept de Martí : « Pas d’égalité sociale possible sans égalité de culture ».

Ainsi donc, une véritable révolution se déroule aujourd’hui, depuis 2000, dans le cadre de la révolution éducationnelle déclenchée en 1959, l’objectif clef en étant d’élever la qualité de l’éducation à des plans supérieurs dans la mesure où l’accès aux études et les chances d’en faire sont garantis à tout le monde. Une vraie révolution s’est produite ces dernières années dans la conception, l’organisation, les fondements, les méthodes et les appoints éducatifs, le recours intensif aux nouvelles technologies s’accompagnant d’un rôle plus actif de l’éducateur qui agit plus directement et efficacement sur des groupes d’élèves plus réduits, si bien qu’il peut mener un travail individualisé et prendre en considération les particularités et les besoins de chacun.

L’on prétend que tous les Cubains puissent se doter d’une culture générale intégrale grâce, entre autres changements, à l’amélioration de l’environnement scolaire, à l’installation de modernes équipements d’informatique, de télévision et de vidéo, au recours aux nouvelles techniques de l’information et de la communication, à la réduction du nombre d’élèves par groupe, à l’extension et à l’élargissement des possibilités d’études universitaires dans tous les endroits du pays. Mais l’un des objectifs stratégiques est aussi la formation d’un être humain solidaire et internationaliste, doté d’une morale profondément socialiste, toujours plus décidé à participer à la lutte contre la pauvreté, la discrimination et l’injustice.

Ce processus continu fait l’objet d’analyse et de supervision afin de ne cesser de le perfectionner, et il se caractérise par la plus large participation de tous les segments et de toutes les couches de la population. D’ailleurs, l’un des slogans de la Campagne d’alphabétisation de 1961 permet d’en résumer l’essence : « Qui ne sait doit apprendre et qui sait doit enseigner. » En fin de compte, nous avons tous le droit et le devoir d’apprendre et d’enseigner inlassablement la vie durant.
Les programmes de la Révolution en matière d’éducation ont pu bénéficier de tout le soutien matériel dont disposait le pays. Les ressources financières allouées à l’éducation n’ont cessé de s’élever sensiblement depuis le triomphe de la Révolution : de 79 400 000 pesos assignés pour l’année scolaire 1957-1958 à 4 890 000 000 pesos en 2006, soit soixante-trois fois plus. À partir de 1990, malgré la grave situation économique du pays, le budget de l’éducation a été multiplié par 2,4 fois. Plus de 24 p. 100 des dépenses budgétaires nationales prévues par l’Etat cubain pour 2006 correspond au poste Education.

Les expériences cubaines en éducation et leurs résultats, expression de la volonté politique d’universaliser l’enseignement et de doter la population d’une culture générale intégrale, ont été reconnus par des institutions et organisations internationales.

Cuba a largement dépassé les six objectifs du programme Education pour tous que l’Unesco avait fixés en 2000 à tous les pays d’ici à 2015, comme le prouve le Rapport de suivi 2005 de ce programme qui signale que Cuba est le pays d’Amérique latine et des Caraïbes ayant atteint les meilleurs résultats à cet égard, si l’on s’en tient à l’Indice de développement de l’éducation (IDE) qui fournit une mesure résumée de la situation de chaque pays vis-à-vis de quatre des six objectifs.

L’étude internationale sur la qualité de l’enseignement primaire, réalisée par le Laboratoire latino-américain d’évaluation de la qualité de l’éducation et parrainée par l’Unesco, prouve que Cuba a obtenu les meilleurs résultats parmi les douze pays latino-américains analysés. Les élèves cubains des quatrième et cinquième années du primaire, ont quasiment deux fois plus de connaissances de langage et de mathématiques que les enfants du reste de l’Amérique latine et des Etats-Unis. Cette même organisation a reconnu Cuba comme l’un des quatre premiers pays au monde en matière de rendement éducatif. De son côté, l’Unicef a aussi reconnu les efforts et les acquis de Cuba en éducation, ainsi que son application conséquente de la Convention sur les droits de l’enfant.

La position de Cuba parmi les pays à développement humain élevé : indice de 0,817 selon le rapport du PNUD de 2005, qui reflète les taux élevés d’alphabétisation des adultes et d’inscriptions dans les enseignements primaire, secondaire et supérieur, constitue une autre reconnaissance à l’échelle internationale des acquis obtenus par la Révolution.

Le niveau de scolarité moyenne de la population cubaine dépasse actuellement neuf années d’études (fin du premier cycle du second degré), tandis que l’analphabétisme résiduel se maintient à 0,2 p. 100.

Cuba a atteint les objectifs 3 et 4 des Objectifs du millénaire pour le développement des Nations Unies : « Veiller à ce que, d’ici à 2015, les garçons et les filles puissent conclure un cycle complet d’enseignement primaire » et « Eliminer les disparités entre sexes dans l’éducation ».

Cuba compte aujourd’hui soixante-sept établissements d’enseignement incorporés au Réseau d’écoles associées à l’Unesco.

La politique sociale de Cuba en éducation : nouvelle étape de la révolution éducationnelle

« Nous recherchons aujourd’hui ce qui doit être à notre avis – et ce que sera – un système éducationnel qui réponde toujours mieux à l’égalité, à la pleine justice, à l’estime de soi et aux besoins moraux et sociaux des Cubains. » (Fidel Castro, septembre 2002.)

La politique sociale en matière d’éducation maintient des programmes déjà bien établis et à l’efficacité avérée, tels ceux de la maternelle, du primaire et du secondaire. Mais, dès 2000, elle a engagé toute une série d’actions plus personnalisées pour élever les objectifs d’équité à des plans supérieurs, sans renoncer à celui de l’universalisation. Ainsi, un groupe de programmes sociaux prioritaires dans le domaine de l’éducation vise deux objectifs clefs : soutenir les groupes désavantagés et renforce la mise en valeur du capital humain.

L’informatisation de la société et l’élévation de la culture générale intégrale de toute la population s’inscrivent dans ces programmes qui font aussi partie de la nouvelle étape de révolution éducationnelle en cours.

Cette révolution éducationnelle ne se borne pas à un nouveau perfectionnement du système éducatif à Cuba ; elle constitue une façon différente d’élever la qualité de l’enseignant, de le fournir les ressources nécessaires à sa mission et d’élever ainsi la qualité de l’enseignement. Tout ceci entraîne une nouvelle conception des sciences de l’éducation cubaines, en particulier de la pédagogie et de la didactique, qui doivent stimuler une façon nouvelle d’aborder le fait éducatif, tout en permettant au système de répondre sans retard aux problèmes et aux besoins qu’impose la société de la connaissance.

Parmi les mesures adoptées dans cette révolution éducationnelle, il faut citer les suivantes : approche d’une manière individualisée et différenciée des besoins de chaque élève du primaire ; égalisation entre école rurale et école urbaine en matière d’ordinateurs et de moyens audiovisuels ; garantie d’une éducation spéciale à tous les enfants handicapés, aussi graves que soient leurs limitations ; amélioration et renforcement des déjeuners et des goûters scolaires ; approche différenciée des besoins différenciés de chaque élève du secondaire ; garantie de la poursuite des études aux jeunes concluant les neuf années de classe obligatoires, avec ouverture de nouvelles filières comme l’informatique, l’animation culturelle et les services sociaux ; impulsion de l’universalisation de l’enseignement supérieur, avec la création de sièges universitaires dans toutes les communes, ce qui offre des possibilités d’études supérieures à tout le monde ; bourses aux étudiants des cours réguliers, dont la moitié bénéficie d’alimentation et d’hébergement gratuits.

Le gouvernement cubain accorde une grande priorité au Programme de promotion et d’éducation visant la population en général et les groupes vulnérables, le consolidant par une participation intersectorielle et communautaire. Il accorde une plus grande couverture aux Programmes alternatifs communautaires qui visent à répondre à des intérêts spécifiques de différents secteurs de la population. Il élargit l’éducation préventive par des programmes télévisés et par l’impression massive de dépliants éducatifs bon marché sur des thèmes comme la santé, renforçant le programme de prévention et de contrôle qui intègre des stratégies éducatives, en particulier en ce qui concerne l’éducation sexuelle des jeunes, la lutte contre le sida et d’autres maladies de transmission sexuelle, l’usage de la drogue, l’alcoolisme et le tabac. Il a aussi engagé des actions dans l’enseignement des langues étrangères, l’éducation culturelle et artistique, le développement scientifique et technique, les soins de la première enfance, intégrant des principes du développement durable dans les politiques et les programmes nationaux et renforçant les mesures pour améliorer l’éducation environnementale et la participation communautaire.
Cuba compte aujourd’hui un instituteur ou professeur pour 36,8 habitants, soit le taux le plus élevé au monde. Le système d’éducation dans son ensemble compte plus de 332 000 éducateurs, ce chiffre étant appelé à croître dans les prochaines années. Les inégalités de sexe dans l’éducation ont été éliminées, si bien que les femmes représentent environ 71 p. 100 des enseignants, soit 240 000, contre seulement 30 000 en 1959. Il existe le même nombre de garçons et de filles dans l’enseignement primaire, mais non dans l’enseignement secondaire et supérieure où les filles sont plus nombreuses. Le travail de restructuration, d’agrandissement et de réparation d’écoles se poursuit.

Le Programme d’informatisation de la société en cours vise à impulser l’utilisation massive des technologies de l’information et des communications dans tous les domaines de la vie économique et sociale, ce qui a contribué à consolider la maîtrise de tous les élèves dans ces nouvelles technologies. Ainsi, l’informatique est une matière d’enseignement depuis 2002 à tous les niveaux, tandis que des dizaines de milliers de programmeurs sont en train de se former. Par ailleurs, 2 368 écoles ont été électrifiées par panneaux solaires, dont 93 avec un ou deux élèves à peine, pour pouvoir y utiliser ces nouvelles techniques.

En 2004-2005, le système éducatif cubain comptait 65 000 ordinateurs. Le Programme audiovisuel, qui a introduit la télévision et la vidéo comme support didactique de l’enseignement, continue de se développer dans toutes les salles de classe. Les deux chaînes de télévision éducatives touchent maintenant plus de 85 p. 100 de la population, chacune émettant plus de quinze heures par jour, ce qui a un fort impact sur l’enseignement aux différents niveaux et a permis d’élever les connaissances et la culture de l’ensemble de la population. La programmation du télé-enseignement comprend des actions dans plusieurs domaines culturels, scientifiques, juridiques et sociaux pendant les heures de classe, ces cours étant conçus spécialement des points de vue psychologique et pédagogique pour enfants, adolescents et jeunes.

Parmi les programmes d’éducation d’adultes, on doit signaler l’Université du troisième âge, conçue de concert par les établissements universitaires et les organisations syndicales et sociales en vue d’élever la qualité de vie des personnes de plus de soixante ans, un groupe d’âge qui ne cesse d’augmenter du fait de l’allongement de l’espérance de vie à Cuba. Le pays compte à ce jour 636 filiales de ce genre qui ont diplômé 30 000 personnes du troisième âge en 2004-2005.

En 2005-2006, le pays compte plus de 2 800 000 élèves dans le primaire et le secondaire, l’enseignement technique et professionnel, et le supérieur (500 000 étudiants), distribués dans plus de 13 400 établissements d’enseignement de tout le pays, dont 1 200 du secteur rural ne comptent que de un à cinq élèves, mais disposent toutefois de professeurs, de téléviseurs, de magnétoscopes et d’ordinateurs, ce qui les met sur un pied d’égalité avec les écoles urbaines.

L’universalité de l’enseignement primaire

À Cuba, l’enseignement primaire touche absolument tous les enfants, et ce depuis les années 90 : ainsi, en 2004-2005, parmi ceux âgés de six à onze ans, 99,8 p. 100 des garçons et 98,8 p. 100 des filles sont inscrits dans une école primaire, soit une moyenne générale de 99,4 p. 100, contre seulement, selon le recensement d’alors, 55,1 p. 100 en 1953.

La prise en compte de la population âgée de zéro à cinq ans a contribué à élever la qualité de ces indicateurs, puisqu’elle concerne plus de 98 p. 100 des enfants de cet âge par des voies institutionnelles ou non. L’une des priorités actuelles est justement de renforcer la nature intersectorielle des actions éducatives et d’élever dans ce domaine la formation des enseignants, des familles, des personnels de santé, des organismes et des organisations sociales et des autres intervenants communautaires.

La bonne réussite scolaire des écoliers du primaire a contribué à ce caractère universel de ce niveau d’enseignement. L’abandon scolaire est quasiment nul et le redoublement tend à décroître systématiquement. Depuis 1999, plus de 98 p. 100 des élèves concluent leurs cinq premières années d’études primaires, le ratio entre garçons et filles étant quasiment similaire ; depuis 2000, la totalité des élèves du primaire passe dans le secondaire, sans différence notable par province.

Pour continuer d’améliorer l’enseignement, les classes dans le primaire ne comptent plus que vingt élèves au maximum, ce qui permet aux instituteurs de nouer une relation bien plus étroite avec eux et donc de leur offrir une éducation différenciée. Ceci, de pair avec l’élévation de la retenue scolaire et la transmission télévisée de plus de trente programmes d’études, explique pourquoi les enfants apprennent aujourd’hui trois fois plus.

Le programme « Pour la vie », doté d’une approche préventive et intersectorielle, les ateliers communautaires où participent les enfants, les actions de formation professionnelle réalisés par les administrations territoriales et les universités pédagogiques – lancées dans un processus d’intégration qui progresse d’année en année – ont permis de constater des progrès significatifs dans la connaissance et le respect des droits de l’enfant et dans l’encouragement à la participation des enfants à leur éducation et à leur formation dans les écoles et dans la communauté.

Pour la maîtrise de l’informatique, on a créé des Clubs d’informatique pour les jeunes qui ont permis de multiplier plusieurs fois la quantité d’ordinateurs disponibles : rien qu’en 2005, on en a conclu 186 nouveaux. Aujourd’hui, la totalité des enfants, de la maternelle à l’université, dispose de laboratoires d’informatique.

La formation accélérée de 12 958 professeurs d’informatique, la création de logiciels éducatifs pour toutes les écoles ont garanti, entre autres, l’enseignement de l’informatique de la maternelle à l’université. Ainsi, tous les instituteurs ont suivi des cours de recyclage dans ce domaine.

Chaque école primaire compte un téléviseur par salle de classe et un magnétoscope pour cent élèves, et ce niveau d’enseignement dispose de 24 000 ordinateurs. Ces moyens, mis au service de l’enseignement, permettent de multiplier les connaissances des enfants. De fait, aucun enfant cubain n’est privé de l’accès à ces moyens modernes, puisque, même dans les écoles rurales non électrifiées, des panneaux solaires ont été installés pour qu’ils puissent fonctionner, et ce à un coût total de moins de quatre millions de dollars.

Cuba compte plus 13 400 écoles, dont 1 200 rurales n’ont que de un à cinq élèves, mais peuvent compter sur des enseignants et sur les moyens audiovisuels dont disposent les écoles urbaines.

Ces six dernières années, le pays a conclu environ 7 000 ouvrages dans le cadre de la Bataille d’idées, en particulier la réparation et l’agrandissement des écoles, si bien qu’au début du cours 2004-2005, un total de 9 029 écoles primaires avaient été remises à neuf.

Le programme de transformations de l’enseignement primaire a entraîné des changements très favorables dans l’organisation scolaire, au point que 99,1 p. 100 des élèves suit des cours matin et après-midi et qu’un enseignant n’ait jamais plus de vingt élèves dans sa classe. Pour y parvenir, le pays a intensifié ses efforts de formation de licenciés en éducation primaire et maternelle, a créé trente lycées d’éveil de la vocation en sciences pédagogiques et stimulé la formation accélérée d’instituteurs.

Ainsi, le pays a formé en à peine trois ans, de 2002 à 2004, un total de 44 979 nouveaux instituteurs et professeurs, soit onze promotions des cours normaux des Instituts pédagogiques de 1998 à 2000.

Les enfants commencent à étudier l’anglais dès la troisième année du primaire par vidéo. Ils apprennent massivement les échecs et bénéficient du travail des instructeurs culturels. Ils suivent tous des cours d’appréciation et de promotion artistiques grâce aux 6 318 animateurs culturels que compte aujourd’hui le pays en deux promotions, ce chiffre devant être égalé ou dépassé chaque année : ces animateurs travaillent et travailleront dans les écoles et dans les autres institutions culturelles et sociales communautaires.

On a amélioré les cantines scolaires et leur menu, et presque toutes les écoles qui en ont besoin sont maintenant dotées de ce service.

On a consolidé le système de cours matin et après-midi, et élevé sensiblement la qualité de l’enseignement. Nos écoliers du primaire apprennent aujourd’hui 2,2 fois plus de mathématique et 1,5 fois d’espagnol que voilà quatre ans, ces chiffres étant appelés à augmenter au rythme du développement programmé du système éducationnel. On a égalisé les possibilités réelles de tous les enfants d’accéder à la connaissance et aux chances d’épanouissement physique et mental, indépendamment de leur lieu de résidence, de la couleur de leur peau et de leur origine sociale.

Les changements extraordinaires opérés dans l’enseignement primaire se sont faits à partir d’un investissement de ressources modestes, qui ont été utilisés avec intelligence et dans un esprit d’égalité et de justice, et, surtout, en offrant les mêmes chances à tous les enfants du pays.

Le chemin vers l’excellence dans l’enseignement secondaire

Les transformations engagées dans le premier cycle du secondaire se sont consolidées en 2005, et l’on va dans le même sens en ce qui concerne le deuxième cycle. La nouvelle approche en accord avec la révolution éducationnelle a renforcé la prise en charge différenciée de l’élève à ce moment difficile de l’adolescence grâce à un lien plus étroit avec le professeur. Tout ceci a permis de garantir des taux élevés de retenue et de réussite scolaire à ce niveau, en contraste avec la profonde crise qui le frappe dans le monde.

Dans le groupe d’âge six-quatorze ans qui correspond à l’enseignement obligatoire de neuf années, le taux de scolarisation est passé de 55,6 p. 100 en 1953 (selon le recensement) à 99 p. 100 en 2005.

La conception d’un professeur général intégral dans le premier cycle capable d’enseigner toutes les matières (exception faite des langues étrangères et de l’éducation physique) et suivant donc ses élèves pendant ces trois années, à raison d’un pour quinze élèves, ce qui facilite la prise en charge différenciée de chaque élève et permet d’améliorer la qualité de l’enseignement, s’inscrit dans ce programme de transformations radicales.

Le professeur intégral est un tuteur, un éducateur, un précepteur de chaque élève. Celui-ci se libère enfin d’un nombre excessif de professeurs, un par matière, et peut intégrer ses connaissances d’une manière plus logique. Cette approche révolutionnaire a permis d’améliorer qualitativement le rapport entre l’école et la famille grâce à une meilleure coopération, voire de modifier l’attitude de nombreux parents envers leurs enfants.

On a généralisé les classes matin et l’après-midi dans toutes les écoles ; l’alimentation scolaire y est gratuite ; l’utilisation généralisée de la télévision, du magnétoscope et de l’ordinateur fait partie des autres avantages de cette révolution éducationnelle dans le secondaire. Les classes de math, d’espagnol, d’histoire, d’anglais et de physique sont des cours de télé-enseignement, préparés par les professeurs les plus prestigieux du pays, ce qui soutient considérablement les efforts des professeurs directs et augmente la qualité et la profondeur de leur enseignement. On a élevé la fréquence des classes de math, d’informatique, d’espagnol et d’histoire, si bien que les élèves reçoivent plus de connaissances.

Pour l’année scolaire 2005-2006, le pays dispose de plus cinq mille professeurs issus des Cours de formation accélérée de professeurs généraux intégraux. Aux 567 salles de classe construites dans 98 écoles en 2004, s’est ajouté en 2005 un total de 78 écoles et de 45 cuisines-réfectoires de sorte que tous les élèves et professeurs du premier cycle du second degré puissent déjeuner ou collationner gratis tous les jours de l’année, sans avoir besoin d’abandonner l’école pour se restaurer.

L’universalisation de l’enseignement primaire et du premier cycle du second degré a permis d’atteindre un taux de plus de 99 p. 100 d'alphabétisation dans la tranche d'âge 15-24 ans, hommes et femmes confondus, et le pays consent des efforts pour que les jeunes concluent au moins leurs études de terminale.

Chaque collège (premier cycle du second degré) et chaque lycée (deuxième cycle du second degré) peut compter sur au moins un animateur culturel issu des écoles créées dans l’élan de la Bataille d’idées, qui stimule la culture et familiarise les adolescents aux meilleures réalisations de l’art et des traditions de Cuba et du monde.

Dans le deuxième cycle du second degré (général autant que technique et professionnel), le plus gros impact du programme de transformations a été la réduction du nombre d'élèves par professeur général intégral, un maximum de trente, l'installation de magnétoscopes et de téléviseurs pour le télé-enseignement (classes et conférences spéciales), l'accroissement du nombre d'ordinateurs et l'utilisation de dix-neuf logiciels pour contribuer à l'enseignement des matières correspondantes. Dans ce cycle, on combine professeurs spécialisés et prise en charge spécialisée.

On travaille à augmenter le nombre de places dans les internats de ce cycle, qui accueille cette année 98 500 élèves, soit un record ces vingt dernières années.
L’ouverture des Cours de perfectionnement intégral pour jeunes de dix-sept à trente ans ayant conclu le premier cycle du second degré, autrement dit l’enseignement obligatoire, mais ne travaillant pas et ne faisant pas d’études, a aussi eu un gros impact social. Dans toutes les communes, on utilise les salles de classe des différentes écoles pour donner ces cours du soir, les professeurs étant soit de nouveaux enseignants, soit des professeurs déjà formés, soit des professeurs retraités, tout ceci à l'aide de moyens audiovisuel. Les élèves de ces cours touchent une rémunération à ce titre, ce qui en fait une sorte d'emploi.

À ce jour, vingt-cinq lycées installés à la campagne ont été réparés, vingt-deux autres devaient l'être début 2006, et les investissements s'y poursuivront. On a aussi réaménagé neuf Instituts pédagogiques (écoles normales), et les autres le seront d'ici à la fin de l’année. On a aussi investi dans vingt-six écoles techniques d’informatique, un créneau très attirant pour les jeunes et leurs familles, ces écoles étant dotées de toute l'infrastructure technologique requise pour un enseignement intensif.

L’enseignement spécial pour tous les handicapés et pour les enfants et adolescents à besoins spéciaux. Prise en considération spéciale d'autres groupes socialement désavantagés

L’éducation de garçons et de filles à besoins éducatifs spécifiques atteint une couverture totale, dans le cadre d’un processus de reconceptualisation et d’intégration à la maternelle et au primaire qui lui a ouvert des horizons plus larges. Cette éducation concerne non seulement le réseau d'écoles et d’institutions spécialisées, mais encore différentes modalités de prise en charge, de ressources, d'aides, de service d'orientation et de formation, offertes aux garçons et aux filles à risque ou présentant des besoins éducatifs spéciaux, en fonction de leurs familles, des éducateurs, des personnels de santé et de la communauté en général, en vue de stimuler et de promouvoir au maximum l'épanouissement intégral de chacun d'eux et son insertion sociale dans les meilleures conditions possibles.

Tous les enfants ayant un problème d’incapacité physique ou mentale disposent d’écoles spéciales, lesquelles accueillent 55 000 élèves, tous pris en charge quel que soit le type de problème.

La Révolution cubaine peut dire avec satisfaction que, malgré le blocus imposé par les USA, aucun enfant ayant besoin d’un enseignement spécial n’est laissé à l'abandon, car il existe près de 430 écoles de ce genre et environ 14 000 éducateurs hautement préparés.

La situation actuelle est bien différente de 1958-1959, où le pays ne comptait que huit écoles spécialisées (La Havane, Las Villas, Camagüey et Santiago de Cuba), n'accueillant que 134 enfants pris en charge par une vingtaine de personnes dûment formées, ces établissements étant essentiellement privés ou caritatifs.

L’enseignement spécial a débuté à Cuba voilà quarante-quatre ans avec la création, en 1962, du département de l’Enseignement spécial, chargé de s’occuper des enfants ayant des besoins éducatifs spécifiques dans la plus grande mesure possible et selon leurs aptitudes individuelles afin que, non contents de pouvoir se prendre en charge eux-mêmes, ils puissent aussi mener une vie active dans la société.

Aucun programme similaire n’existait avant dans le pays.

Depuis 1962, l’enseignement spécial constitue donc tout un système qui garantit une approche intégrale (pédagogique, psychologique, physique et médicale) à la totalité des enfants ayant des besoins éducatifs spécifiques, soit plus de 55 000.

Cuba a obtenu des acquis notables dans l’étude et la recherche de maladies génétiquement transmissibles en vue de les dépister à un âge précoce, appuyer les porteurs et les malades et concevoir des façons de couper la chaîne de certaines de quatre-vingts maladies de ce genre recensées.

Les enfants à besoins éducatifs spéciaux ont reçu eux aussi des moyens d’enseignement nouveaux et modernes. Les programmes de l’audiovisuel et de l’informatique fonctionnent aussi dans ce genre d’enseignement et se sont avérés d’excellents instruments d’apprentissage. La première école pour enfants autistes, un handicap quasiment non traité dans presque tous les pays du monde, a été ouverte voilà maintenant trois ans.

Dans ce domaine, Cuba a mis au point des équipements spécialisés comme le « vidéo-voix », Medicid, Neurónica et plus récemment Audic, qui représentent un support important pour ce genre d’enseignement. La tecnologie Audic a prouvé son efficacité en Colombie, au Mexique et en Chine, où on a pu établir des laboratoires pour le dépistage précoce de la perte de l’ouïe.

Cuba possède depuis 1990 le Centre de référence latino-américain pour l’enseignement spécial. Elle développe aussi l’enseignement de la licence en enseignement spécial, qui a formé plus de dix mille spécialistes.

Elle compte 428 écoles spéciales où s’applique aussi le principe d’un maximum de vingt élèves par classe ; ainsi que des crèches, de salons spéciaux, des salles hospitalières. Plus de 1 200 élèves reçoivent des classes à domicile, grâce au travail dévoué de maîtres itinérants, non seulement en ville mais aussi dans les endroits reculés de la montagne et de la campagne où des enfants de ce genre ne peuvent être scolarisés de manière systématique.

Le pays compte aussi plus de 13 crèches et 42 salons spéciaux, 23 salles hospitalières, 664 salles de classe spéciales dans le primaire, 15 cercles mixtes et près de 32 foyers pour orphelins, où l’on traite aussi les enfants à besoins éducatifs spéciaux.

L’enseignement spécial destiné aux handicapés a permis de résoudre des situations critiques de ces personnes et de leurs familles, de les alerter sur les risques de maladies héréditaires. Par ailleurs, 6 052 mamans ont pu en 2005 se consacrer à plein temps à l’éducation de leur enfant gravement handicapé, car elles touchent leur salaire complet.

On suit de près et systématiquement tous les enfants ayant des problèmes nutritionnels, et on applique un programme concernant le contrôle du poids et de la taille de tous les enfants jusqu'à quinze ans.

On a conclu l'an dernier une Étude intégrale de toute la population enfantine, ce qui a permis d'évaluer l'évolution de variables comme l'état nutritionnel, le suivi éducatif, le milieu familial et les conditions de vie. Les résultats obtenus sont utilisés pour adopter des mesures visant au perfectionnement de la prise en charge différenciée vis-à-vis de chaque enfant, salle de classe, école, quartier, commune et province.

La Révolution cubaine lutte sans relâche pour mettre en place un socialisme sans oubliés ni marginalisés.

Dans le cadre de son Programme de formation de travailleurs sociaux, elle a mis en place un réseau national d’écoles couvrant tout le pays et ayant diplômé à ce jour environ 28 000 élèves.

Ces jeunes gens, dont le chiffre augmente d’année en année, sont organisés en brigades de travail qui se consacrent, à l’échelle des conseils populaires, à l'identification des cas exigeant une prise en charge spéciale de la part de la communauté et des organes d'assistance sociale locaux et nationaux. Une fois diplômés, ils sont assurés d’entrer à l’université pour y faire des études supérieures en rapport avec leur activité polyvalente.

Cuba ne comptait que 795 travailleurs sociaux en 2000. Elle en forme maintenant 7 000 par an selon de nouveaux concepts pédagogiques, non seulement dans les écoles spécialisées, mais encore dans les communes elles-mêmes, par l’intermédiaire de ce qu’on appelle les « maisons-écoles » où l’on utilise la télévision, le magnétoscope et l’ordinateur, sous la conduite de professeurs expérimentés et plongés directement dans les réalités sociales de leurs communautés.

Les élèves des Écoles pour jeunes à problèmes de conduite bénéficient du concours des travailleurs sociaux qui sont chargés d’organiser l’action de la société en vue de modifier les causes et les conditions provoquant les désavantages sociaux et les troubles de conduite de ces adolescents.

La première étude psycho-sociale, psycho-pédagogique et de clinique génétique nationale réalisée en 2003 dans tout le pays a porté sur 366 864 personnes souffrant d’handicaps physiques et moteurs, sensoriels, organiques et autres, dont le retard mental, plus de 30 000 scientifiques et personnels de direction et auxiliaires y ayant participé.

Appliquant le principe de justice et d’égalité qui la caractérise, la Révolution a facilité l’accès aux écoles de jeunes handicapés où les programmes d’études ont été modifiés et adaptés pour leur permettre de les suivre sans pour autant diminuer la qualité des prestations pédagogiques.

L’ouverture des Cours de perfectionnement intégral pour jeunes de dix-sept à trente ans ayant conclu le premier cycle du second degré, autrement dit l’enseignement obligatoire, mais ne travaillant pas et ne faisant pas d’études, a permis de toucher 150 000 jeunes dans ce cas, qui touchent même une rémunération à ce titre en fonction de leur âge et de leurs besoins. À ce jour, 48 406 diplômés de ces Cours sont entrés à l'université, y atteignant des résultats tout à fait positifs.

L’enseignement spécial et, en un sens plus général, la prise en charge des groupes socialisme désavantagés, progressent de pair avec tous les autres programmes ayant à voir avec la révolution éducationnelle.

L’universalisation de l’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur a été transformé pour servir les intérêts du peuple. Les résultats de la recherche scientifique se sont élevés et les hautes études universitaires se sont consolidées.

En 2005, le pays comptait 500 000 étudiants (contre 380 000 l’année précédente), soit un chiffre sans précédent dans son histoire.

Cette poussée des inscriptions universitaires est associée au programme d’universalisation de l’enseignement supérieur, autrement dit à la création, dans les 169 communes du pays, de 2 133 collèges (sedes) universitaires, qui sont venus s’ajouter au 65 universités déjà existantes, ceci ayant été rendu possible grâce au capital humain formé antérieurement. Ces collèges universitaires forment actuellement 360 000 étudiants dans 46 branches, sous la conduite de 95 500 professeurs, dont plus de 65 000 auxiliaires et « tuteurs », qui sont des professionnels déjà formés et qui suivent à leur tour des cours de perfectionnement continu et de techniques pédagogiques, tandis que l’utilisation des nouvelles technologies à des fins didactiques est largement répandue.

Cette profonde révolution en cours permet de situer les universités toujours plus près de chaque Cubain, lui offrant des chances inédites à ce jour. Grâce à cette « municipalisation de l'université », tous les jeunes issus des programmes sociaux de la Révolution et tous les travailleurs en général et toute la population en général peuvent faire des études universitaires, se doter d’une culture générale intégrale, indépendamment du travail social qu’ils remplissent.

Le pays compte aujourd’hui 800 000 diplômés universitaires, soit deux fois qu'il ne comptait d'écoliers terminant les études primaires au début de la Révolution.

Pour impulser les transformations en cours dans ce secteur et y élever le niveau de l’enseignement, on a instauré la maîtrise en sciences de l’éducation, d'une durée de deux ans, que préparent actuellement plus de 73 000 professeurs et instituteurs.

Par ailleurs, plus de la moitié des étudiants des cours du jour touchent des bourses, ce qui indique bien le soutien décidé que l’État apporte à la démocratisation de l’enseignement supérieur. Enfin, 58,2 p. 100 des étudiants sont des filles.

L’université de l’avenir : la Cité numérique

L’aspiration à disposer des centres d’études avancées a donné naissance à l’Université des sciences informatiques, la première de ce genre issue des programmes de la Bataille d’idées.

L’Université des sciences informatiques, qui est venue s’ajouter aux soixante-cinq établissements d’enseignement supérieur du pays, est chargée de former des spécialistes de haut niveau scientifique et technologique. Elle est conçue pour appuyer l’informatisation du pays, la production de logiciels et les services industriels.

Elle compte pour l’instant 8 000 étudiants internes venus de toutes les communes du pays, formés selon des conceptions novatrices et des méthodes de travail révolutionnaires. Les résultats ne se sont pas fait attendre sur le plan de l’enseignement et sur celui de l’activité productive. Elle est prévue pour accueillir au total 10 000 étudiants, chaque promotion annuelle étant de 2 000.Plus de trois cents professeurs de haut niveau choisis dans vingt-sept universités du pays y enseignent.

L’esprit et les concepts mis en œuvre dans cette Université des sciences informatiques devront s’étendre aux 26 instituts techniques spécialisés dans ce domaine, qui forment plus de 40 000 techniciens moyens en programmation et autres spécialités informatiques qui participent aux efforts de mise au point de nouveaux logiciels cubains. Par ailleurs, les diplômés de ces instituts donnent des cours relatifs aux différents systèmes d'exploitation, dont Linux, à la programmation, à la conception de pages web, dans les plus de six cents de clubs d’informatique existant dans le pays.

Les investissements effectués dans ces 26 Instituts techniques de l’informatique (ressources matérielles et équipements nécessaires) font partie du plus récent des programmes inscrits dans le cadre de la profonde transformation sociale que constitue la Bataille d’idées.

En 2003, le personnel consacré aux sciences et au développement technologique du pays se montait à 78 497, dont 6 965 docteurs en sciences, soit presque 700 pour 100 000 habitants.

Les transformations révolutionnaires en cours dans l’enseignement ont eu une grande signification pour les familles cubaines qui voient s’accroître les perspectives de perfectionnement, de sécurité, de développement physique et d’épanouissement psychique de leurs enfants, sans exclusion.

La révolution en marche dans le secteur éducatif est la principale garantie d’une société toujours plus juste, plus solidaire et plus équitable.

La Culture

Vers une culture générale intégrale de toute la population cubaine

Les transformations révolutionnaires en cours dans le domaine de l’éducation se sont étendues à celui de l’art et de la culture en général.

L’année 2005 a confirmé que Cuba avance sans retard dans le domaine de la culture et de l’art, afin que toute la population puisse se doter d’une culture générale intégrale.

Parmi les actions les plus notables de l’an dernier, signalons le vaste mouvement suscité autour de l’appel : « Stoppons une nouvelle manœuvre contre Cuba », à la soixante et unième session de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, visant à freiner les nouvelles manoeuvres de l'Empire contre Cuba et la manipulation de cette Commission, signé par plus de cinq mille cinq cents intellectuels du monde entier, dont huit Prix Nobel.

Une Lettre ouverte à l'Attorney General (ministre de la Justice) des Etats-Unis réclamant la libération des cinq Cubains emprisonnés dans ce pays a été signée à ce jour par plus de cinq mille personnalités, dont de nombreux Prix Nobel. Le Tribunal civil international Benito Juárez a été créé à Mexico pour juger les actions des USA contre Cuba, de prestigieux intellectuels y ayant participé. Tels sont quelques exemples de la solidarité que la cause de notre peuple éveille chez les gens honnêtes et éprises de justice.

En 2005, le pays a diplômé 3 092 animateurs culturels, qui sont venus s’ajouter aux 6318 de la Brigade José Martí, qui travaillent dans les écoles et les autres institutions d'enseignement. Leur action, et celle d'autres forces culturelles ont permis à plus d’un million de personnes de suivre des ateliers d’appréciation artistique et de création, tandis que plus de 350 000 Cubains font partie du mouvement amateur.

Le pays aspirant à engendrer une société à culture massive qui lui permette de vivre essentiellement, à l’avenir, de ses productions intellectuelles, il a impulsé le travail des écoles de jeunes en vue d'une culture générale intégrale : ces écoles ont accueilli, dès leur fondation en 2202, 85 000 élèves, dont 35 000 ont entrepris des études universitaires dès 2004. Par ailleurs, dans le cadre des programmes de la Bataille d'idées, 1 806 jeunes issus des Cours de perfectionnement intégral pour jeunes ne travaillant ni n'étudiant pas ont conclu récemment les Cours de promoteurs culturels donnés par les centres de perfectionnement pour la culture, rattachés aux directions culturelles provinciales.

Le pays compte actuellement environ six cents Clubs d’informatique de la jeunesse, qui ont permis de former des centaines de milliers de Cubains aux techniques informatiques.

Les Foires du livre constitue un pas résolu vers la culture générale intégrale à laquelle aspire le pays. Ainsi, alors que la Onzième Foire internationale du livre (2002) s’était déroulée dans dix-neuf villes et avait accueilli 2,2 millions de personnes, la Quatorzième (2005) a eu lieu dans 35 villes et accueilli plus de 4,8 millions de visiteurs qui ont acheté plus de quatre millions d’exemplaires, des éditeurs, des écrivains et des distributeurs de plus de trente-trois pays y ayant participé. Il est prévu que la Foire de 2006 accueille plus de cinq cents maisons d'édition de trente pays.

En ce qui concerne les arts de la scène (théâtre, théâtre lyrique, théâtre infantile, danse, cirque et pantomime), on a dénombré plus d'une centaines de premières. Le Festival de la pantomime a réuni des artistes de trente-neuf pays.

Les soixante-trois établissements d’enseignement artistique de tous les niveaux ont continué de diversifier leurs cours pour former des élèves toujours plus polyvalents.

Il est en train de se développer à Cuba une société où les connaissances et la culture s’étendent massivement, alors que la situation avant la Révolution était bien différente.

Il existait de fait des académies et des conservatoires consacrés essentiellement à l'enseignement de la musique, du ballet et des arts plastiques, mais le fait que la plupart étaient privés en faisait une prérogative quasi exclusive des enfants des classes aisées. Ces institutions visaient avant tout à faire de l'argent, et bien moins à atteindre des objectifs artistiques et pédagogiques, ce qui, de pair avec les maigres intérêts professionnels des élèves qui faisaient des études d’art par simple distraction, pour gagner du prestige ou se doter d'une image sociale, empêchait de doter l'enseignement artistique d'un projet rigoureux.

L’un des symboles visibles de la transformation radicale en cours depuis1959 est l’habitude de la lecture, Cuba se situant avant bien des pays développés en matière de production de livres et le livre étant devenu un objet quotidien pour les Cubains.

En 2005, la culture communautaire a continué de s'étendre dans tous les domaines. Dans les établissements humains ruraux sans électricité ou d’accès difficile, on a inauguré 1 958 salles de télévision (grâce à l’utilisation de panneaux solaires) qui permettent à plus d’un demi-million de personnes concernées, les seules à ne pas encore disposer de l’électricité, de s’informer, de se distraire, d’avoir accès aux programmes de télévision éducatifs, culturels et récréatifs.

L’année dernière s’est aussi caractérisée par davantage de titres aux rayons des librairies et par le développement des maisons d'édition. Il faut signaler à cet égard l'ouverture du Centre culturel Dulce María Loynaz, considéré comme un centre de référence littéraire national en vue d'accueillir le meilleur de la création contemporaine et de sauvegarder le patrimoine dans ce domaine.

Le pays protège et promeut le patrimoine culturel de la nation, garantie de souveraineté dans un univers mondialisé

À Cuba, l’on stimule la culture et les sciences sous toutes leurs manifestations et l’on prône la liberté de création artistique et la défense de la culture nationale, la conservation du patrimoine culturel, de la richesse artistique et historique de la nation.

La culture à Cuba est aussi un phénomène de masse qui favoriser l’égalité des chances en vue de l’épanouissement de la personnalité de chacun. Pour le gouvernement, la culture est l’une des sources essentielles du développement à partir de la richesse spirituelle, créative, affective et morale qu’elle apporte à la société et au patrimoine tangible et intangible de la nation.

C’est forte de cette conviction que Cuba a favorisé les expressions de l’art, de la culture et de l’intelligence les plus variées, et a redoublé d’efforts dans ce sens ces dernières années à partir de programmes visant à promouvoir chez chacun une culture générale intégrale.

La Campagne d’alphabétisation menée en 1961 permit de jeter les bases d’un profond développement culturel et de créer d’importantes institutions dans ce but : un système de maison d’éditions national qui a favorisé le livre et la lecture à une échelle massive ; un système d’enseignement artistique d’une très grande rigueur et à large assise populaire ; un système d’institutions culturelles locales ; des instituts et d’autres institutions nationales chargés de stimuler les différentes manifestations de l’art.

Le pays a été le siège de rencontres et festivals importants qui, mieux conçus et attirant toujours plus de participation populaire et intellectuelle, ont contribué à divulguer le meilleur de la culture cubaine et sont devenus des espaces d'échanges, de débats et de prestations artistiques. Citons, entre autres : le Festival international du nouveau cinéma latino-américain, le Festival international de ballet, le Salon d'art contemporain, la Journée du Cucalambé (Las Tunas), le Festival du cinéma pauvre (Gibara), le Festival Benny Moré (Cienfuegos), le Festival de la Caraïbe (Santiago de Cuba), les Romerías de mai et la Fête de la culture latino-américaine (Holguín).

L’accroissement du budget alloué à la culture dit bien la priorité qui lui est reconnue : le budget de 2006 augmente de 117 p. 100 par rapport au budget réel de fin 2005, avec 121 millions de plus que le budget planifié de 2005. Cette croissance servira essentiellement à soutenir du point de vue financier les programmes réalisés pour continuer d'étendre la culture dans les endroits les plus reculés du pays.

La culture cubaine croît sur des bases solides et profondément humanistes

La spirale ascendante vers une vraie culture générale intégrale à Cuba vise à promouvoir une culture non seulement artistique, mais aussi historique, scientifique, économique, géographique, environnementale, et dans les domaines de la connaissance les plus divers, le tout selon un profond sens humaniste. Le pays vit un moment de création impressionnant dans toutes les manifestations artistiques.

Les valeurs en formation reposent sur des bases morales, à la différence de nombreux pays où celles-ci se forment spontanément à partir d'initiatives citoyennes.

Le noble objectif de l’Etat cubain de porter la culture dans tous les coins du pays se reflète dans les priorités fixées au ministère de la Culture et à ses directions provinciales et municipales :

• La création et la promotion dans le pays de l’art et de la littérature, et la participation des créateurs à la vie des institutions.

• La conception et l’exécution d’un programme culturel varié et de qualité, en coordination étroite entre les institutions nationales, provinciales et municipales, en vue de répondre aux besoins croissants de la population.
• L’enrichissement, la préservation et la diffusion du patrimoine national.

• Le travail des institutions culturelles au sein de la communauté, avec la participation des différentes forces sociales qui soutiennent le travail culturel communautaire.

• La prise en compte de l’enseignement artistique et en général la mise en valeur des ressources humaines.

• L’introduction et l’application des nouvelles technologies de l’information et des communications en vue du développement et de la diffusion de la culture.

• Les relations avec les médias, ce qui est l’un des moyens essentiels d’information de la population et de formation du goût.

• La répercussion internationale de la culture cubaine.

• La production et la vente accrues de biens et services culturels.

La création des Écoles d’animateurs culturels dans toutes les provinces, qui forment des milliers de jeunes dans différentes spécialités (musique, arts plastiques, théâtre et danse) afin d’exercer dans les écoles et les communautés, a permis d’impulser toujours plus le Programme d'éducation artistique dans les écoles et la population en général. Au départ, en 2000, il n'existait que 2 000 animateurs culturels. Six ans après, entre les élèves de ces écoles faisant leur stage et les élèves déjà diplômés et exerçant, le pays en compte 22 000. Ces animateurs culturels, où les filles continuent de prédominer (64,5 p. 100) et dont la moitié sont de familles ouvrières, s’occupent aujourd’hui de 480 526 enfants et adolescents à l’école et 85 599 dans les ateliers de création artistique, favorisant l'éducation du talent artistique et l'appréciation des arts. A quoi il faut ajouter le système de Maisons de la culture qui prend en charge 227 390 enfants et adolescents, ce chiffre devant largement se multiplier dans les prochaines années quand les animateurs culturels en formation exerceront dans toutes les écoles et communautés du pays.

Dans cet effort pour étendre la culture humanitaire partout dans le pays, il faut signaler le Programme de développement d'un réseau des centres communautaires de vidéo et de cinéma, « Vidéo-club de la jeunesse », qui s’adresse en premier lieu aux enfants et aux adolescents. Tandis que les membres des groupes de différentes expressions artistiques se rendent dans les endroits les plus reculés du pays pour s'y présenter.

De même, tandis que la Bibliothèque familiale a contribué par ses collections à faire accéder la population au meilleur de la littérature cubaine et universelle à des prix modiques, le Programme d’édition Libertad a doté les écoles de plus de 800 000 exemplaires, surtout de dictionnaires, d’encyclopédies et d’œuvres de la littérature universelle.

Le Programme national de lecture se poursuit. Conçu comme stratégique, et non comme simple campagne conjoncturel, il inclut une série d’actions de développement à long terme et appelées à toucher l'ensemble de la société, à partir de la coordination des efforts des organismes, institutions, groupes et personnes désireux de promouvoir le livre et la lecture. Les deux nouvelles imprimeries modernes de grande capacité, ainsi que la réparation et la modernisation des autres, contribuent aussi à développer ce programme.

L’Université pour tous, fonctionnant depuis maintenant plus de cinq ans à partir de conférences télévisées données par des personnalités prestigieuses dans différentes branches (sciences ; matières de base ; langues ; appréciation des arts), a transmis jusqu’à l’an dernier 43 cours pour un total de 1 721 heures. En ce moment, elle donne six cours. Un total de 775 professeurs y ont participé, dont 265 ayant un doctorat et 134 une maîtrise.

Les quatre chaînes nationales de télévision transmettent 57 016 heures par mois ; les deux chaînes éducatives, qui touchent tous les chefs-lieux de province, les principales villes et une grande partie du reste du pays, représentent à elles seules plus de 62 p. 100 de ce total, à raison de 15 à 20 heures par jour, la plupart venant soutenir les programmes d’étude, ce qui contribue à enrichir la culture du peuple.

Le pays compte 78 radios, dont 58 municipales, 17 provinciales, 8 nationales et 1 internationale, qui transmettent 502 787 heures par mois.
Le pays a publié en cinq ans 457 840 862 exemplaires de livres, tabloïdes, brochures et autres destinés aux programmes et aux missions, dont :

• 41 025 778 livres, tabloïdes et brochures pour les programmes éducationnels.
• 15 979 198 livres pour les Foires du livre.
• 35 371 157 tabloïdes des Tables rondes télévisées.
• 15 905 758 tabloïdes de l’Université pour tous.

L’essor des institutions culturelles dans les communes

Cuba compte un vaste réseau d’institutions culturelles de base, d’un bout à l’autre du pays, dont 375 librairies, 23 Casas de la Trova (soit une croissance de 5 p. 100 par rapport à l’an dernier), 224 salles de vidéo, 404 bibliothèques publiques, 290 musées, 131 galeries d’art (8 p. 100 de croissance), 74 théâtres et salles de théâtre (11 p. 100 de croissance), 350 Maisons de la culture (4 p. 100 de croissance) et 2 cirques.

Cet essor des institutions culturelles a permis en 2005 de toucher une population supérieure de 8 p. 100 aux chiffres de 2004.

Le mouvement amateur, qui se développe à partir des 350 maisons de la culture, s’est renforcé ces dernières années, et compte aujourd’hui plus de cent mille membres.

Plus de 3 110 promoteurs culturels permanents travaillaient en 2005 dans les conseils populaires, les circonscriptions et les localités. De 1995 à 2002, 410 ont été formés spécialement dans ce but. Pour le cours 2003-2004, on comptait 3 564 inscrits, dont 1 874 provenaient des cours de perfectionnement intégral concernant des jeunes qui ne travaillaient pas.

La volonté de la Révolution cubaine de promouvoir une culture générale intégrale a abouti à la création d’au moins un musée dans chacune des 169 communes du pays et de développer le réseau national de musées, qui a accueilli en 2005 un total de 6,1 millions de visiteurs.

Les bibliothèques publiques, dont les fonds contiennent 17,3 millions d'ouvrages, ont prêté service à plus de 9,9 millions d'usagers en 2005.

Perfectionnement de l’enseignement artistique

La fondation, en 1962, de l’Ecole nationale d’art – selon les principes clefs de la Révolution : démocratisation de l’enseignement sans discrimination de classes, de sexe ou de races, et gratuité totale dans cette branche spécialisée, et donc coûteuse – a été le point de départ d'un système d’enseignement artistique, qui a atteint un prestige international par la grande qualité de ses diplômés et par sa conception, ses programmes d’études, ses professeurs et sa rigueur technique et artistique.

Le pays compte 20 écoles élémentaires, 29 secondaires d’enseignement artistique et 15 écoles d’animateurs culturels, du fait de l’impulsion donnée à cet enseignement. Les succès de la culture cubaine s’expliquent en grande partie par l’existence d’un système d’enseignement artistique couronné par l’Institut supérieur d’art (ISA) dont les bâtiments, joyau de l’architecture cubaine, subissent des réparations totales et seront enfin totalement conclus.

Les nouvelles écoles d’animateurs culturels, dont il en existe quinze (une par province et sur l’île de la Jeunesse), ont eu des retombées sensibles sur l’enseignement artistique. Quand elles ont vu le jour en 2000, on prévoyait qu’elles auraient diplômé environ 30 000 animateurs culturels en dix ans : or, elles comptent déjà aujourd’hui 15 724 élèves, dont 4 256 en musique, 4 054 en arts plastiques, 3 651 en théâtre et 3 763 en danse. Le nombre de professeurs est passé de 1 111 en 2000 à 2 950, dont 799 de formation générale et 2 151 dans les spécialités. Ces élèves acquièrent, non seulement des connaissances spécialisées, mais encore dans les autres domaines de l’art, de l’histoire et de la littérature cubaines et universelles.

La contribution d’artistes et d’intellectuels à cette formation en tant que professeurs a été très utile, ainsi que celle de plus de 370 jeunes diplômés en éducation musicale et en éducation plastique des Instituts supérieures pédagogiques (écoles normales supérieures).

Les animateurs culturels diplômés peuvent suivre les spécialités ou cours de lettres des universités et celles des instituts pédagogiques supérieurs. Dans l’enseignement supérieur, on a aussi inauguré la licence en éducation, spécialité Animateur culturel, en coordination étroite entre les ministères de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Culture. Il faut aussi reconnaître le rôle joué par les 2 531 animateurs culturels formés à un autre moment de la Révolution.

Des 3 092 animateurs culturels diplômés en octobre 2005, 60,4 p. 100 sont des femmes et 39,5 p. 100 des hommes, la plupart étant issus de familles ouvrières. Du total d’élèves diplômés des deux premières promotions, 6 147 poursuivent des études supérieures, dont 3 555 préparent la licence en animation culturelle. Les connaissances acquises par ces animateurs seront très importantes pour atteindre les idéaux de justice et d'égalité de chances pour tous les Cubains.

Grâce aux 6 318 animateurs culturels actuels, chacun des 4 898 établissements d'enseignement du pays, tous niveaux confondus, pourra compter au moins sur l'un d'eux, leur fonction étant d’instituer des ateliers de création et d’appréciation artistique touchant tous les élèves, de s’occuper des groupes amateurs, de préparer les enseignants sur le plan technique et méthodologique, de promouvoir la culture dans l’école et d’améliorer l’environnement de celle-ci.

Le perfectionnement de l’enseignement artistique a entraîné une croissance du nombre d’élèves : dans le secondaire, 3 833 élèves en 2002-2003 ; 5 064 en 2005-2006; au niveau supérieur, autrement dit l'Institut supérieur d'art (ISA), la croissance a été de 12 p. 100 par rapport à 2002-2003, soit un total de 1 435 étudiants. Si l’on ajoute les 15 724 élèves des écoles d’animateurs culturels, cela fait un total de 22 233 jeunes qui contribueront à enrichir la formation artistique et culturelle de la population cubaine.

Cette année, 1 091 élèves sont sortis des écoles secondaires et supérieures d’art.

En 1999, il n’existait que huit écoles d’arts plastiques ; aujourd’hui dix-sept, de sorte que chaque province en compte au moins une.

L’Ecole nationale de ballet (La Havane), qui peut accueillir 300 élèves, reçoit maintenant 292 élèves de tout le pays. Ses ateliers d’éveil à la vocation artistique accueillent 4 000 enfants et adolescents de tous les arrondissements de la capitale, en sont à leur quatrième année, et l’on continue de travailler au perfectionnement de leurs programmes d’études en ballet, danse, musique et arts plastiques. D’autres écoles de danse réalisent des activités semblables.

Ce perfectionnement culturel en cours dans le pays vise à ce que chaque Cubain ait la possibilité et l’occasion de devenir quelqu’un de cultivé, en fonction des paramètres élevés de la société cubaine.

À cet égard, Abel Prieto, ministre de la Culture, affirmait : « Quelqu’un de cultivé, aujourd’hui, c’est quelqu’un qui a des références et des hiérarchies culturelles très solides, de sorte qu’on ne puisse pas le berner par de feux d’artifice, par de fausses idoles ; c’est en même temps quelqu’un qui ne permet pas qu’on lui obnubile son identité, sa mémoire, quelqu’un qu’on ne peut hypnotiser ni manipuler. C’est quelqu’un qui connaît les racines des problèmes du monde contemporain, de bien ancré dans ses traditions et dans son histoire, et ayant une vocation universelle décisive. »

L’utilisation des technologies de l’information dans le développement socio-culturels

Cuba, dont le projet de développement culturel repose sur la participation populaire et sur l’équité, a commencé à mettre en œuvre des stratégies qui permettent de convertir les technologies de l’information et des communications (TIC) en des instruments favorables aux transformations socio-culturelles.

Bien que le pays soit convaincu que le recours aux technologies de l’information et des communications est capital dans la mise en place d'une société fondée sur la connaissance et sur le droit entier de tous ses membres à avoir les mêmes chances, le blocus imposé par les USA continue de provoquer constamment des difficultés au développement de ces technologies à Cuba.

Si Cuba a accédé tard à Internet, c’est parce que le gouvernement étasunien a bloqué jusqu’en mai 1994 l’accès des Cubains aux sites correspondants. L’on sait que l’administration d’Internet est sujette aux autorités des USA, puisqu’elle est inscrite sous leur législation nationale.

À peine a-t-il pu accéder à la cybertoile, notre pays a entrepris des efforts accélérés pour l’exploiter d’une manière intensive, en donnant la priorité d’accès à des fins sociales, scientifiques, culturelles, savantes et de recherche.

Des personnes de tous âges peuvent, en se rendant dans les 600 Clubs d'informatique et d’électronique pour jeunes existant dans toutes les communes du pays et dans les autres établissements humains, non seulement avoir accès aux ordinateurs, mais encore suivre des cours pour les maîtriser, si bien que plus d'un million de personnes en ont bénéficié à ce jour. Les 169 communes du pays sont connectées à la fibre optique. On estime que 31 p. 100 de la population cubaine a accès aux ordinateurs : 2,5 millions d'élèves et étudiants, 200 000 personnes des clubs d'informatique et 800 000 travailleurs.

Les moyens audiovisuels et informatiques sont, comme nous l’avons dit, utilisés pour l’enseignement dans toutes les écoles du pays, rurales y compris. Plus de 40 000 étudiants se forment comme programmeurs et dans d’autres spécialités informatiques de niveau moyen. L’utilisation de l’Internet et des TIC se fait de manière créatrice et en vue du meilleur intérêt social. Le secteur culture, par exemple, compte à lui seul plus de 500 sites web.

Artistes, intellectuels, écrivains et autres créateurs cubains, et bien d’autres Cubains ont accès à l’Internet à travers des institutions sociales, éducationnelles, culturelles, universitaires, artistiques et autres, soit de nature spécialisée soit communautaires.

Des accords souscrits avec la Chine garantissent l’achet de cent mille ordinateurs par an, destinés essentiellement à l’enseignement (tant des jeunes que des adultes) et au recyclage de techniciens et de spécialistes de niveau supérieur toujours plus nombreux dans le pays.

Le jour viendra où l’utilisation massive de l’informatique permettra à Cuba de dialoguer avec le monde : aucun peuple n’a plus de choses à dire ni n’est mieux préparé à le faire, compte tenu de sa culture politique et des efforts croissants consentis pour lui assurer la maîtrise de l’anglais et d’autres langues étrangères.

Malgré nos efforts, la connexion de Cuba à la cybertoile ne se fait pas sur la largeur de bande adéquate à la demande du pays. Le blocus l’oblige à utiliser une connexion par satellite très chère et plus vulnérable. Le problème pourrait se régler s’il était permis à Cuba de se connecter aux réseaux de câbles sous-marins bordant l’île, ce que refusent les autorités nord-américaines.

Par ailleurs, les difficultés que met le blocus à l'achat de brevets de logiciels propriétaires, et le surcoût qu’il entraîne (au moins 30 p. 100 de plus) dans l’achat d’équipements sur des marchés alternatifs, entravent la mise en place d’une infrastructure d’ordinateurs satisfaisante à travers l’île.

Se connecter à Internet à la vitesse que Cuba souhaiterait et à autant de canaux et de fournisseurs indépendants qu’elle voudrait choisir ne dépend pas de la volonté du gouvernement cubain, ni même de la capacité financière du pays à payer des tarifs coûteux : chaque fois que Cuba tente d’ajouter un nouveau canal Internet, la contrepartie aux USA doit obtenir la licence appropriée auprès du département du Trésor. Corrélativement, si une société étasunienne veut ouvrir un nouveau canal à Cuba ou accroître le débit de la connexion, elle doit demander une licence.

Le Sport. Un droit du peuple

Le nouvel essor du sport massif et gratuit au service de la qualité de la vie est le fruit de la politique cohérente que l'Etat cubain suit dans ce secteur. La garantie du sport comme droit de tous les citoyens est un des acquis les plus importants de la Révolution cubaine dans le domaine des droits de l’homme.

Jusqu’en 1958, loin de pouvoir compter aujourd’hui sur le soutien de l’Etat qui offre des chances égales aux jeunes des deux sexes qui veulent développer tout leur potentiel, l’activité sportive était réservée à ceux qui pouvaient se payer des clubs sélects auxquels le peuple n’avait pas accès et d’où les femmes étaient quasiment absentes. Seules environ 15 000 personnes faisaient du sport sous les auspices d’organisations sociales sportives. L’activité sportive était loin de contribuer au développement intégral de l’être humain.

Aujourd’hui, 30 p. 100 de la population cubaine possèdent un niveau d’efficience physique optimal, du fait de l’extension du sport à tout le pays, les femmes y étant majoritaires. L’inclusion à l’école de l’éducation physique comme matière et l’ouverture de centres d’éducation spéciale appliquant des programmes d’éducation physique spécifiques, ont joué un rôle très important en ce sens.

Plus de trente mille professeurs (hommes et femmes) spécialisés en éducation physique mettent en oeuvre la stratégie de développement de la culture physique et de la santé dans le cadre de la communauté grâce à deux cent soixante-dix gymnases et salles thérapeutiques qui prennent en charge les élèves qui pour des raisons de santé ne peuvent pas suivre les cours normaux et pour lesquels on a créé vingt-huit programmes dans les cent soixante-neuf communes du pays, sans distinction de sexe. Ces professeurs prennent aussi en charge les programmes de promotion et prévention de la santé qui couvrent aussi les personnes âgées, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent, les groupes d'aérobics dans la communauté et la gymnastique de base pour la femme, tout ceci faisant partie de la stratégie de développement prévue.

Le pays compte plus de trois cent mille élèves du primaire faisant du sport dans différentes disciplines sous la conduite de professeurs d’éducation physique spécialisés, Cuba étant le seul pays à pouvoir présenter un tel programme.

Depuis le début de la Révolution et jusqu’en 2005, Cuba a formé 52 314 professeurs d’éducation physique, dont la plupart sont toujours en activité. Rien qu’en 2003 et 2004, elle en a formé 16 400 en partir de méthodes accélérées révolutionnaires, et elle en a formé 5 570 de plus qui ont conclu leurs études en février 2005. Ceci contraste avec le passé : en 1959, le pays ne comptait que 800 professeurs d’éducation physique, qui ne touchaient que 2 p. 100 des élèves.

Le pays comptait aussi en 2005 un total de 31 000 élèves préparant la licence de culture physique. La municipalisation de l’enseignement supérieur implique que l’on peut faire ce genre d’études dans 240 collèges universitaires de tout le pays. Et jusqu’à 370 détenus la préparent dans dix-sept prisons.

Le système d’enseignement sportif compte une faculté de culture physique par province, un Institut national de culture physique, des écoles de professeurs d’éducation physique du secondaire et une École internationale d’éducation physique et sportive.
Le pays compte aussi des centres spécialisés dans la formation d’athlètes, comme les dix-sept Écoles d’initiation sportive (EIDE), les quatorze Ecoles supérieures de perfectionnement athlétique (ESPA), les quatre-vingt-sept Académies sportives provinciales et les trois Centres de haut rendement.

Les EIDE accueillent des enfants qui se distinguent pendant les classes d’éducation physique ou dans les compétitions entre écoles tant dans le primaire que dans le secondaire. Le programme d’étude est le même que celui des autres écoles, mais plus de temps est consacré au sport.

Les ESPA, une par province, accueillent les adolescents sortant des EIDE et ayant fait preuve de bonnes conditions physiques en vue de perfectionner les éléments techniques de leur spécialité et devenir des athlètes de haut rendement pour lesquels ces deux genres d’écoles constituent la base de la pyramide.

C’est de ces structures – à quoi s’ajoutent les quatre-vingt-sept académies sportives provinciales – qu’émergent les talents qui représenteront Cuba aux différentes compétitions internationales. L’entraînement plus spécialisé et plus intense des sportifs les plus doués du pays se déroule dans trois installations de haut rendement.

Le réseau national d’installations sportives, avec des services dans les cent soixante-neuf communes du pays et offrant en moyenne quinze sports, favorisent la pratique accrue du sport par la population. Il existe plus de deux mille terrains de base-ball (un sport où Cuba a été trois fois championne olympique) et au moins un stade moderne dans chaque province.

La Série nationale de base-ball, ce sport étant la passion nationale, s’est déroulée en 2003 dans cent trois communes (le pays en compte cent soixante-neuf) et en 2005 dans cent cinquante. Cuba dispose de plus de 1 050 installations à éclairage nocturne.

On a redoublé d’efforts pour récupérer, améliorer, exploiter, maintenir et préserver les installations sportives et les terrains en insistant sur la massivité, les loisirs et l'éducation physique afin d'élargir les possibilités de distraction saine de la population, dont les personnes âgées dans les « groupes de grands-parents »

En 2003, on a récupéré 1 901 installations sportives, dont 370 salles. En 2005, on a ajouté une centaine de nouvelles salles de judo et d’autant de lutte. On a récupéré soixante-sept stades.

Le pays est en train de transformer ses infrastructures de formation sportive dans le cadre de la Bataille d’idées. Ce programme de restauration d’écoles de sport a débuté en 2004 par les EIDE, compte tenu de leur importance pour le développement intégral du sport et des sportifs, entre autres en concluant les gymnases, les planchers, les pistes d’athlétisme et les vélodromes dont certaines étaient privées et l’on complète les ensembles de piscines de chacune d’elles.

On travaille aussi à la réparation des ESPA, le dotant d'installations sportives répondant à toutes les exigences officielles. La réparation des écoles de sport de niveau secondaire doit conclure au premier semestre 2006 ; ce sera ensuite le tour des installations de niveau supérieur. On améliorera celles de l’École internationale d’éducation physique et de sport, et l’on construira un édifice qui permettra d’accueillir mille six cents élèves. Le système d’éducation sportive disposera de centres de premier niveau.

Le pays a fait d’importants investissements dans des articles de sport (gants de boxe, mitaines, ballons de foot, de volley, de hand-ball et de water-polo, balles de base-ball, etc.) pour garantir la relance des principaux gymnases et des principales installations. De fait, la plupart des articles de sport (généralement chers) sont fabriqués dans le pays. Les ventes de l’industrie sportive cubaine sont passées de 32 000 dollars en 1998 à 5 000 000 en 2004.

L’année 2005 a marqué la sortie de la première promotion de l’École internationale d’éducation physique et de sport : 505 diplômés provenant de 48 pays. L’École compte aujourd’hui 1 451 élèves de 74 pays. Inaugurée en 2001 et disposant de quinze installations sportives, elle a un corps de professeurs et d'entraîneurs tout à fait qualifiés.

L’an dernier, le mouvement sportif cubain a remporté de très bons résultats dans différentes compétitions nationales et internationales. Plus de mille athlètes ont participé à 163 rencontres.

Les Jeux nationaux scolaires et les Premiers Jeux sportifs de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques, ainsi que les Jeux paralympiques, font partie des compétitions les plus importantes organisées dans l'île, et auxquelles ont participé des sportifs étrangers.

Aux Premiers Jeux sportifs de l'ALBA, qui se sont déroulés dans huit des quatorze provinces du pays, ont participé 850 athlètes étrangers de 19 pays, qui ont participé aux épreuves organisées dans trente et une disciplines officielles et sept d'exhibition.

Cuba a ratifié en 2005 sa présence dans l’élite mondiale en remportant 25 médailles d’or, 39 d’argent et 14 de bronze dans différentes rencontres mondiales de premier niveau.

La Révolution cubaine a aussi progressé en matière de tests antidopage afin d’assurer des concours plus propres et plus justes. Le laboratoire de La Havane, inauguré en 2001, a fait 1 800 tests en 2005 pour des compétitions nationales et internationales, dans l’île et à l’étranger, alors que le minimum fixé par l'Agence mondiale antidopage est de 300.

C’est parce que le sport est assuré comme droit du peuple que Cuba a pu occuper une place de choix dans le sport international (jeux olympiques, continentaux et régionaux). Depuis 1966, elle occupe la première place aux Jeux centraméricains et caribéens. Dans les années 90, à partir de Barcelone 1992, elle a occupé une des dix premières places aux Jeux olympiques d’été, bien qu’elle soit retombée à la onzième aux Jeux olympiques d’Athènes (2004).

Les soixante-cinq médailles d’or décrochées aux Jeux olympiques d’été situent Cuba parmi les quinze premières nations au monde dans cet indicateur, et parmi les trente premières en ce qui concerne leur quantité par habitant.

Ces résultats prouvent l’intérêt que l’Etat cubain concède au sport, notre pays étant le seul du tiers monde à faire partie de ce groupe privilégié, et le seul, bien entendu, à l’avoir fait dans les conditions de blocus, d’hostilité et d’agressions de la superpuissance.

Cuba a décroché un total de cent soixante-dix médailles olympiques, ce qui la situe à cet égard parmi les vingt premières nations au monde (aucune en développement) des deux cents deux membres du Comité olympique international.
Le plein accès de tous les Cubains à la pratique du sport, la condition du pays comme puissance mondiale parmi les nations aux meilleurs résultats olympiques, les plus de 11 000 installation sportives disponibles pour l'enseignement sportif, dont des EIDE et des ESPA dans toutes les provinces, l'un des systèmes de médecine sportive les plus solides au monde, dont l'un des 29 laboratoires reconnus par le Comité olympique international, la formation de 35 000 professionnels de niveau supérieur et la présence solidaire de l’île sur les cinq continents sous-tendent le prestige du sport cubain dans le monde.

 

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Ultima actualización: 28.08.2006
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