

La politique d’hostilité, de blocus et d’agressivité des différentes administrations nord-américaines contre l’autodétermination et la souveraineté de la nation cubaine – à quoi s’ajoute la manœuvre injuste en matière des droits de l’homme – n’a pas débuté au triomphe de la Révolution cubaine en 1959 ni à la proclamation de sa nature socialiste en 1961. Elle a été le fil conducteur des milieux de pouvoir à Washington pendant plus de cent cinquante ans.
Le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique est l’une des violations massives, flagrantes et systématiques des droits de l’homme les plus importantes à l’égard du peuple cubain, provoqué par la politique d’hostilité contre la nation cubaine. Mais ce n’est pas la seule.
Le peuple cubain a été victime d’invasions mercenaires, d’agressions biologiques, radiophoniques et télévisuelles, d’encouragement extérieur à l’émigration illégale et violente, de plans d’assassinat des principaux dirigeants, de sabotages et d’actions terroristes, qui ont causé des dommages directs à des cibles économiques et sociales pour plus de 54 milliards de dollars, la mort de 3 478 personnes et l’invalidité permanente de 2 099 autres.
La résolution contre Cuba imposée chaque année à la Commission des droits de l’homme a été le fruit de la manipulation politique et des chantages des autorités étasuniennes.
Les actions agressives, les mesures hostiles, les provocations et les déclarations menaçantes de l’administration Bush contre Cuba se sont aggravées ces dernières années. Ceux qui ont soutenu cette manœuvre anticubaine à la feue CDH ont été les complices de ceux qui fabriquent de toutes pièces des prétextes pour promouvoir un « changement de régime » à Cuba qui ne serait possible en fait que par une invasion et une occupation militaires massives et par le massacre du peuple cubain.
On ne saurait juger la réalité cubaine et la nécessité du gouvernement de juger et de punir sévèrement les mercenaires au service des plans anticubains et annexionnistes de la superpuissance – des peines appliquées à titre de mesure de légitime défense de la sécurité nationale, si l’on méconnaît les circonstances : autrement dit, cette aggravation sans précédent de l’hostilité des USA contre le peuple cubain et la menace qu’elle pose à l’existence même de la nation cubaine.
La teneur de la campagne médiatique orchestrée par Washington en vue de présenter ses mercenaires condamnés comme des « journalistes, des syndicalistes et des opposants politiques pacifiques » est dénigrante pour la juste cause des droits de l’homme et scandaleusement fausse. Aucun n’a été condamné pour avoir exprimé ses idées ou ses opinions, ou pour avoir exercé l’un des droits reconnus dans la Déclaration universelle. Ils purgent actuellement leurs peines dans les conditions de dignité et de respect qui sont garanties à tous les Cubains et étrangers incarcérés à Cuba.
Cuba a coopéré pleinement et continuera de le faire avec toutes les procédures et tous les mécanismes non discriminatoires et à application universelle des Nations Unies en matière de droits de l’homme. Mais elle ne saurait reconnaître – ni coopérer avec – les résolutions illégitimes qu’impose la superpuissance à la feue Commission, d’où provient le mandat de la prétendue « Représentante personnelle » du Haut-Commissaire pour Cuba. Comme cela a été le cas par le passé du prétendu Rapporteur spécial, cette nouvelle procédure disparaîtra le jour où la justice pourra s’instaurer de nouveau : pour le moment, la personne qui détient un mandat aussi illégitime ne pourra jamais l’exercer sur le territoire cubain.
La résistance et la décision du peuple cubain de lutter jusqu’à la victoire sont soumises tous les jours à de dures épreuves. Cinq jeunes combattants antiterroristes et défenseurs des droits de l’homme de leur peuple sont toujours incarcérés arbitrairement aux USA et en butte, aussi bien eux-mêmes que leurs familles, aux formes de torture psychologique les plus cruelles. Le peuple cubain, qui bénéficie en l’occurrence de la solidarité de bien des personnes honnêtes dans le monde, y compris aux Etats-Unis, exige leur libération et leur droit de rentrer dans leur patrie.
Malgré les conditions de sous-développement héritées du passé et du blocus rigoureux que lui impose le gouvernement nord-américain, le peuple cubain a pu continuer d’avancer sensiblement dans ses transformations révolutionnaires qui visent à bâtir une société toujours plus juste, équitable, garantissant de vastes possibilités à la participation démocratique de tous les citoyens. Les institutions et les instances d’un Etat qui consacre le pouvoir des grandes masses de travailleurs, d’intellectuels, de spécialistes et d’artistes, travaillent de concert avec une société civile nombreuse et active, permettant à chaque Cubaine et à chaque Cubaine de participer effectivement et systématiquement à la prise des décisions qui concernent son présent et déterminent son avenir.
Cuba espère que la justice et la vérité s’imposeront, et que les membres du nouveau Conseil des droits de l’homme empêcheront les Etats-Unis d’y relancer leurs manœuvres anticubaines routinières, mais inutiles, dans ce domaine. Cuba est prête à continuer de poursuivre son soutien à la coopération internationale et au vrai dialogue relativement aux droits de l’homme. Mais si on lui imposait de nouveau la confrontation, elle continuera de se battre jusqu'à la victoire.
Le peuple cubain continuera de lutter pour défendre ses droits à l’autodétermination, au développement, à la paix et à un ordre international plus juste, plus démocratique et plus équitable où l’objectif de : Tous les droits de l’homme pour tous pourra devenir une réalité. Il est prêt à donner son talent, ses efforts, voire son sang, pour cette juste revendication.