ASSOCIATION FRANCE CUBA
Monsieur GEORGES BUSH
Président des Etats-Unis d’Amérique
Sous couvert de
Monsieur Craig Roberts Stapleton
Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique
En France
Paris, le 16 octobre 2007
Monsieur le Président,
Aujourd’hui, mardi 16 octobre 2007, Antonio Guerrero, un des cinq cubains prisonniers aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998 et condamné à 1 peine à perpétuité plus 10 ans, devrait célébrer ses 49 ans à Cuba auprès de sa famille.
En hommage à cet homme, le jour de son anniversaire, et à ses cinq camarades qui attendent depuis plus de neuf ans que la justice des Etats-Unis reconnaisse leur innocence, nous joignons nos voix à l’ensemble des comités de solidarité qui ne cesse de croître dans le monde pour exiger leur libération.
La communauté internationale, le Groupe de travail des Nations Unies pour les détentions arbitraires, Amnesty International, se sont émus des conditions injustes dans lesquelles s’est déroulé leur procès, des peines exorbitantes auxquelles ils ont été condamnés, des refus systématiques de visa à Adriana Pérez et Olga Salanueva qui, à ce jour, n’ont toujours pas pu rendre visite à leur époux.
Les Cinq cubains ne menaient-ils pas le même combat que vous prétendez mener ? Ils étaient sur le sol nord-américain pour surveiller et dénoncer les terroristes qui commettent, en toute impunité et depuis tant d’années, des attentats contre Cuba mais aussi dans d’autres pays.
Poursuivre les terroristes où qu’ils soient pour que les peuples puissent vivre en paix n’est-il pas un des buts que vous vous êtes fixé ? Et dans ce cas, pourquoi avoir libéré Luis Posada Carriles, le « poseur de bombes », connu pour ses exactions dans toute l’Amérique latine, en attente de jugement au Venezuela pour l’attentat d’un avion cubain en 1976 qui a fait 73 victimes aux Barbabes et qui a lui-même reconnu en être l’instigateur.
Pour que l’humanité puisse vivre en paix dans le respect de l’indépendance et de la souveraineté de chaque pays, nous réclamons la même justice pour tous, le même respect du Droit international pour tous.
Nous espérons que vous entendrez le message de ces 1920 personnes et celui de milliers d’autres qui, avec la même détermination partout dans le monde, demandent la libération des cinq cubains injustement condamnés aux Etats-Unis.
Association France Cuba